Blog dédié à la maladie de Lyme et à ses coinfections… Mon parcours.

Le Compte-rendu suivant a été réalisé à partir de notes que j’ai pris moi même lors de la Conférence organisée par l’Association Lyme Sans Frontières le 15 et 16 juin 2013, dans le cadre des Journées d’information sur les Maladies Vectorielles.

*    *    * Ceci n’est pas un « compte rendu officiel »  issu par l’association mais plutôt mon  travail personnel.*    *    *

J’ai assisté à cette conférence le 16 juin et j’avoue que j’ai été agréablement surpris de la qualité du travail des intervenants. L’association LSF prévoit organiser une nouvelle conference l’année prochaine. Je conseille fortement à tout malade d’y assister car  grâce à  genre d’événement, on peut accéder à des informations précieuses… Bonne lecture…

Intervention du Dr Richard HOROWITZ

(États-Unis)

Le Dr Horowitz est l’un des membres fondateurs de l’ILADS (Société Internationale de la maladie de Lyme et des maladies associées).

Le docteur Horowitz a commencé son introduction en abordant le syndrome de maladie infectieuse multi systémique (MSIDS : Multi Systemic Infectious Disease Syndrome) et les problèmes autour de son diagnostic, du traitement et de la sérologie. Il a parlé d’un documentaire en cours d’élaboration sur la maladie de Lyme dans lequel il précise les références scientifiques concernant la résistance de la bactérie responsable de la maladie de Lyme et le manque de précision des tests actuels.

Maladie de Lyme Chronique :

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les patients restent malades :

Þ Il y a des infections persistantes telles que le mycoplasme, les rickettsioses, les borrélies, etc.

Þ Une seule tique peut être vectrice d’un grand nombre d’agents pathogènes.

Þ Inflammation due à l’élévation des cytokines.

Þ Les co-infections : Ehrlichiose, anaplasmose, bartonellose, mycoplasme, chlamydia, tularémie, fièvre Q, brucellose, typhus et les infections à borrélies (borrelia miyamotoi, stari, paralysie à tiques) ainsi que d’autres infections de type brucellose.

Þ Les parasites : Babésiose et piroplasmose, filariose, amœbose, lambliase…

Þ Virus : Epstein-Barr, HHV6 et 8, CMV, virus du Nile occidental, Powassan, encéphalite, candida ainsi que d’autres infections fongiques…

ÞDysfonction du système immunitaire

Þ    Toxicité

Þ    Allergies aux aliments, médicament, à l’environnement

Þ    Dysfonctionnement mitochondriale

Þ    Troubles psychologiques

Þ    Dysfonctionnement neurologique

Þ    Troubles endocriniens

Þ    Troubles du sommeil

Þ    Syndrome de tachycardie orthostatique posturale

Þ    Troubles intestinaux

Þ    Valeurs élevées de la fonction hépatique

Þ           Syndrome de douleurs

Þ    Déconditionnement

Tout ceci doit être pris en compte car ce sont des symptômes « clés ».

(Le Dr Horowitz éditera prochainement un ouvrage « Why can’t I get better ? » autour de la maladie de Lyme dans lequel il expose les raisons pour lesquelles on reste malade.)

Les infections polymicrobiennes sont très fréquentes chez les tiques.

Lorsque nous sommes face à des symptômes tels que le syndrome de fatigue chronique, la sclérose en plaques, la fibromyalgie, etc. Il faut penser à la maladie de Lyme et ses co-infections car les tests ne sont pas fiables.

Il n’est pas facile de trouver la babésiose, les infections à mycoplasme peuvent aussi provoquer certaines réactions auto-immunes.

Ces agents pathogènes sont à l’origine de l’inflammation. Ces maladies provoquent des neurotoxines.

Il faut traiter les infections, le système immunitaire, et l’inflammation pour réussir à avoir une amélioration, mais aussi les hormones, la nutrition, etc).

Aucun des patients du Dr Horowitz a eu la maladie de lyme uniquement, ses patients ont tous des co-infections associées.

La fiabilité des tests actuels pour détecter la borréliose est autour du 56%

Le Western-Blot doit comprendre TOUTES les souches de borrélias pas uniquement borrelia burgdorgeri mais aussi garinii, afzelii, spielmanii, bavariensis, etc)

Le dépistage de la maladie de Lyme se fait surtout grâce à un diagnostic clinique.

les tests doivent être uniquement utilisés pour corroborer le diagnostic clinique.

Un érythème migrant constitue une preuve de la maladie et les tests de confirmation ne sont pas nécessaires dans ce cas pour poser le diagnostic.

Les patients sont fréquemment séronégatifs si les tests sont effectués trop tôt lorsqu’il vient d’être infecté ou bien si des antibiotiques ont été déjà prescrits ce qui peut anéantir la réponse immune.

Surtout dans le cas des symptômes « migrants », les antibiotiques améliorent ou bien empirent ces symptômes.

Le test à deux étapes (Elisa puis WB) ne détectera pas au moins la moitié des malades.

Lorsqu’un médecin entend un patient se plaindre de troubles cognitifs lorsqu’il s’agit d’un patient de 30 ou 40 ans, il faut penser à la maladie de Lyme, même si son test est « négatif ».

Il existe dans la littérature médicale des articles qui démontrent la persistance de l’infection après un « traitement adéquat ».

Pour traiter d’autres infections, on n’hésite pas à traiter les malades pendant six mois ou plus avec des antibiotiques, cela doit aussi être le cas dans la maladie de Lyme. Il faut traiter contre TOUTES les formes de cette maladie.

Intervention du Dr Petra HOPF-SEIDEL (Allemagne).

La borréliose doit son nom à Amédée Borrel, un célèbre bactériologiste français (18671936). La borrélie la plus connue (pour avoir été identifiée comme première responsable de la maladie de Lyme).

Etant donné qu’il n y a pas de déclaration obligatoire des cas de borréliose en Allemagne, les chiffres sont sous-estimés. Ces données relèvent seulement des données qui sont fournies spontanément par les médecins allemands.

La piqûre peut passer inaperçue car ce sont souvent les nymphes qui sont difficile à voir. Les nymphes correspondent à 75% de tous les cas d’infections.

Les premiers symptômes peuvent être similaires à ceux de la grippe avec maux de tête pendant les mois d’été par exemple. Il faut rester attentif si cela arrive.

L érythème migrant n’est pas nécessaire pour le diagnostic car seulement 40 à 60 % des cas présentent cet érythème.

De plus, l’érythème migrant s’estompe assez rapidement et très souvent il passe inaperçu. Dans certains cas, il est aussi difficile de voir le contour de cet érythème car il reste très flou. L’érythème migrant peut parfois avoir des pustules qui ressemblent à l’herpès mais il est plus douloureux.

De 12 à 24 h après la piqûre, les spirochètes commencent à se diviser très rapidement. A ce stade les parois cellulaires des spirochètes sont très antigéniques.

La borrelia est capable de créer des formes très persistantes connues sous le nom de corps ronds (bulles, kystes, forme en «L ») et de biofilms.

Cette bactérie stimule les cytokines telles que le TNF alpha et l’IFN gamma et beta et par conséquent provoque une infection persistante et chronique. Les spirochètes se divisent tous les 12 à 24 heures, tout de suite après l’infection de l’organisme hôte.

La forme kystique de la borrelia a été découverte en 1996 mais malgré ce fait, les médecins refusent encore de reconnaître la persistance de l’infection.

Lorsque les spirochètes se divisent, ils peuvent être traités avec des inhibiteurs de synthèse de la paroi bactérienne tels que les céphalosporines (amoxicilline, céfuroxime) ou bien des béta-lactames (ceftriaxone, céfotaxime) ou des tétracyclines (minocycline ou doxycycline). Toutes les formes intracellulaires persistantes peuvent être traitées avec des tétracyclines (la meilleure option étant la minocycline).

En 1988 la plupart des formes de cette bactérie étaient déjà connues puis les biofilms ont été découverts. Le spirochète est difficile à cultiver.

Les antibiotiques appropriés pour soigner une borréliose précoce sont les dérivés des pénicillines tels que l’amoxicilline, céphuroxime, fexime, cefpodoxime ainsi que l’administration par intraveineuse de céphalosporine, ceftriaxone et céfotaxime qui bloquent la construction de nouvelles membranes de spirochètes)

Exemple de traitement en cas de borréliose précoce :

Administration d’amoxicilline en cas de borréliose précoce : trois fois par jour 1000 mg pendant un mois.

La clarithromycine deux fois par jour 500mg pendant un mois est bien adapté pour les enfants.

La minocycline deux fois par jour 100mg pour les patients avec un poids situé entre 50 à 70kg.

La clarithromycine tout comme la minocycline peuvent également être utilisées pendant la phase tardive de la maladie.

La doxycycline n’a pas une action efficace contre les corps ronds (kystes) et elle-même stimule la formation des kystes (voir Etude du Dr Eva SAPI, Université de New Haven).

Le tinidazole est réellement efficace contre les corps ronds ainsi que le flagyl. Par contre le plaquénil n’est pas efficace dans ce cas.

Néanmoins un traitement combiné de flagyl ou tinidazole avec de la doxycycline semble être efficace.

Nouvelles thérapies combinées:

La minocycline est l’antibiotique de premier choix, la doxycycline doit être utilisée surtout pour traiter les co-infections telles que la clamydia, bartonella, ricketssia, etc) si besoin.

Le plaquénil et le métronidazole ou tinidazole doivent toujours être utilisés avec des macrolides ou tétracyclines. L’azithromycine de 500 à 6000 mg par jour pendant quatre jours puis 3 jours sans antibiotique à cause de l’accumulation intracellulaire de cet antibiotique.

La minocycline doit toujours être utilisée avec le plaquénil et le tinidazole.

Le banderol peut s’avérer efficace s’il est utilisé avec le samento contre les formes kystiques.  Il faut toujours combiner des antibiotiques avec ces deux antimicrobiens

Intervention du Dr Louis TEULIERES (France)

 

Þ    Les bases du traitement de la borréliose

Þ    Les acteurs de la régulation neuroendocrinienne

Þ    Les facteurs particuliers de la neurotoxicité

Þ    Exemples particulaires et mode d’utilisation

Þ    Conclusions… provisoires

Il est très important de parler à votre médecin de votre mode de vie : les voyages que vous avez réalisés, si vous avez des animaux, etc. C’est au médecin de déduire par la suite si vous avez une bartonellose ou bien de déduire s’il s’agit d’une autre co-infection suite à un voyage que vous avez fait dans tel ou tel pays.

Votre médecin doit vous faire un bilan immunitaire, chercher des carences métaboliques, hormonales, de neuromédiateurs.

La minocycline est un antibiotique qui fonctionne bien pour traiter la maladie de lyme tardive, mais en France la minocycline se donne uniquement en milieu hospitalier.

Il faut que les patients soient capables de s’informer, de chercher de leur côté aussi, essayez « d’éduquer votre médecin »…

La bactérie provoquera une inflammation, les co-infections, les toxines, métaux lourds etc. Tout cela provoque de l’inflammation. Demandez au médecin de vous faire un bilan inflammatoire, endocrinien et immunologique.

Il faut avoir un équilibre au niveau des neuromédiateurs.

Le Test Nagalese est un test utile qui permet de connaître si le GcMaf peut être utilisé pour le traitement.  Le principe actif du Gcmaf permet de réduire la charge virale.

Exemple du traitement :

Þ    Flagyl 500mg par jour en deux prises avant les repas pendant cinq jours.

Þ    Tétralysal : 4 fois par jour pendant dix jours en deux prises avant les repas.

Þ    Pendant toute la durée du traitement par antibiotiques, il faut également prendre : du lactibiane référence candisis pendant trois mois supprimer les agrumes, kiwis, tomates, asperges, peu de viandes rouges et de laitages.

Þ    Lors de l’arrêt de six semaines faire une cure aux huiles essentielles pendant dix jours.

Intervention du Dr Philippe BOTTERO (France)

Le Dr Bottero travaille sur les formes chroniques de la maladie depuis environ 34 ans. Il a travaillé avec l’Institut Pasteur concernant les maladies transmises par les tiques avec l’utilisation des antibiothérapies pulsées, de l’ultra levure, la stimulation hépatique, l’utilisation des bains chauds pour éliminer les toxines…

Le Dr Bottero a eu des excellents résultats avec l’utilisation d’une antibiothérapie chez des patients atteints de Fibromyalgie et de Schizophrénie.

Lorsque les patients ont une diminution de leurs défenses immunitaires, présentent également des migraines, il faut rechercher les troubles vasculaires parmi les causes de leurs symptômes. Les colopathies fonctionnelles peuvent être liées également à ce genre de troubles tout comme les migraineux rebelles à tout traitement.

Avec l’utilisation d’une antibiothérapie (malades après deux ans, c’est-à-dire il s’agit des formes anciennes) il obtient dans 78% des cas, des excellents résultats au bout de six mois, avec 5% d’échecs. Ses études ont été publiées en Italie, aux Etats-Unis et en Australie.

L’antibiothérapie pulsée, cible l’ensemble des bactéries qui sont dans l’organisme de façon chronique, tel que le staphylocoque, le candida albicans… Le Professeur Raymond a constaté que la persistance de ces bactéries provoque une baisse de défenses immunitaires.

La chélation des métaux lourds, un régime sans gluten et sans caséine, ce sont des mesures qui aident pour lutter contre la fatigue et les troubles intestinaux. Les vitamines B1 B6 et B9 sont indispensables tout comme les produits pour stimuler la fonction hépatique (artichaut, etc).

Une partie des patients ont des transaminases élevées car il y a  des toxines vasoconstrictrices qui provoquent cette augmentation.

Chez les patients atteints du syndrome de fatigue chronique on trouve souvent des infections à chlamydias, mycoplasmas, etc.

Sur une centaine de cas, 70% des cas d’autisme ont eu des améliorations avec une antibiothérapie. Parmi ces cas, certains étaient des cas anciens, des jeunes de 20 à 24 ans, donc il y a eu une amélioration même sur les formes anciennes.

Vascularites :

Le Dr Philippe Lebar aborde ce sujet pour montrer qu’il existe ce genre de problème chez les patients atteints de schizophrénie et d’autisme. Par le biais d’un scanner on arrive à montrer les zones atteintes. Les vasodilatateurs améliorent la circulation cérébrale.

L’objectif principal est de cibler toutes les bactéries. Ensuite, diminuer les résistances par association des antibiotiques.

Souvent le problème lorsque le malade n’a pas d’amélioration, ce sont les co-infections. Par conséquent, il faut souvent associer deux antibiotiques.

Il faut expliquer au patient la réaction de Jarisch-Herxheimer afin d’éviter qu’il se décourage. Ce genre de réaction est bien connu lors du traitement pour la syphilis : tous les symptômes empirent. On trouve même des symptômes autistiques et schizophréniques lors du traitement pour la syphilis chronique). L’agent pathogène qui provoque la syphilis est très proche des borrelies.

La coagulation intravasculaire disséminée est un foyer infectieux qui peut provoquer une inflammation au niveau des parois. Certains patients atteints de sclérose en plaques affirment se sentir mieux lorsqu’ils sont sous anticoagulants.

Par conséquent il faut une approche globale, pour traiter les bactéries, les virus, l’inflammation, tout.

Intervention du Dr Ivan BOUCHER (Belgique)

La réaction de Jarisch-Herxheimer

Lorsqu’un patient séronégatif pour la maladie de Lyme mais atteint de Sclérose en plaques vient le consulter, le Dr Boucher lui propose d’essayer une antibiothérapie. Au bout d’un mois, le patient se sent plus en forme. Le neurologue qui le suivait à l’époque n’était pas d’accord avec l’antibiothérapie proposée et s’était fort énervé contre le Dr Boucher.

Lors d’un prochain rendez-vous ce patient vient le voir avec une adresse d’un laboratoire en Alsace pour refaire le test de la maladie de Lyme, son test revient positif. Le diagnostic de la maladie de Lyme chez ce patient a été par la suite confirmé par le Professeur Perronne (Département de maladies infectieuses, hôpital Raymond Poincaré, Garches). Après confirmation du diagnostic, le neurologue du patient a écrit une lettre au Dr Boucher pour s’excuser.

La réaction de Jarisch-Herxheimer est une réaction provoquée par les toxines de la bactérie lorsqu’elle meurt.

Elle provoque une réaction inflammatoire de l’organisme. La guérison n’apparaît pas systématiquement. Cette réaction apparaît lorsque certains traitements médicaux sont utilisés tels que l’antibiothérapie ciblant des bactéries spirochètes responsables par exemple de la syphilis ou de la maladie de Lyme ou encore de la fièvre récurrente à poux.

La physiopathologie se caractérise par la libération de toxines lors de la lyse bactérienne. Ce qui a pour conséquence une aggravation des symptômes, car l’organisme n’a pas le temps d’éliminer les toxines par le foie, la vésicule, etc.

La réaction de Herxheimer concerne tous les organes :

Þ    Cardio vasculaire

Þ    Orl

Þ    Neurologique central

Þ    Neurologique périphérique

Þ    Système musculo-squelettique

Þ    Système digestif

Þ    Atteintes cutanées et/ou muqueuses

Symptômes principaux : énorme fatigue puis douleurs articulaires, symptômes neurologiques, crise de rage, hallucinations, odeurs bizarres, douleurs abdominales intenses.

Durée en moyenne de la réaction : survient entre le  J2 et J10 lors de la première cure, moins présente pendant la deuxième cure (de deux à cinq jours) puis de moins en moins longue et moins forte.

La borréliose et la babésiose sont des infections fortement associées aux réactions de « Herx ». Mais d’autres infections telles que la leptospirose, la fièvre Q, la bartonellose, la brucellose, les fièvres thyroïdes et para typhoïdes ou paratyphoïde, les trichinoses et la syphilis sont aussi associés.

La charge bactérienne dans l’organisme définit l’intensité de la réaction de « Herx ».

Il faut savoir que dans les intestins nous avons des mycoses. Une candidose floride peut également donner une symptomatologie comparable à celle de la réaction de « Herx », d’où la nécessité d’une protection par fluconazole.

Il faut encourager le patient à persévérer avec son traitement en cas de « Herx », les symptômes pouvant lui faire penser à une rechute ou à une aggravation de la maladie.

En cas de borréliose chronique, cette réaction peut avoir lieu toutes les trois semaines à chaque temps de doublement du spirochète. Souvent le patient connait déjà cette fréquence de rechute pour l’avoir expérimentée depuis quelques années avant le traitement.

La plupart de temps le patient se prétend « allergique » à un antibiotique donné, il a effectivement présenté une réaction étiquetée comme telle par son médecin. Il faut poser les questions qui différencient un « Herx » d’une intolérance ou bien d’une allergie. Une allergie ou une intolérance aux médicaments sont immédiats et augmentent au fur et à mesure du traitement. Le « Herx » commence après quelques jours et finit par se calmer. Il n’y a jamais d’effet type allergie (œdème de Quincke, rash…)

Dans les cas de « Herx », les symptômes habituels de la maladie s’aggravent, la fatigue, les nausées, les douleurs articulaires ou musculaires, et d’autres s’ajoutent éventuellement.

Il faut donc prévenir les patients : avertir et lui expliquer, en cas de réaction insoutenable, diminuer la dose, si la réaction reste trop violente, arrêter le traitement quelques jours puis reprendre à demi-dose pour l’augmenter par la suite.

Les Antidouleurs et les anxiolytiques doivent être utilisés si besoin.

Utilisation des méthodes alternatives si besoin : acupuncture, yoga, méditation, huiles essentielles, etc…

Il est rassurant pour le patient (et le médecin également) de voir le « Herx » disparaître alors qu’il est encore sous traitement antibiotique et d’aller mieux la dernière semaine de cure. Ce n’est donc pas une intolérance médicamenteuse ni une surcharge hépatique due aux antibiotiques.

Changer de traitement antibiotique tous les mois, tous les deux mois.

Flagyl, Rocéphine, lymécycline, Fasigyne:

Le « Herx » sous flagyl apparaît souvent pendant le troisième jour et met cinq jours à disparaître, avec souvent une amélioration secondaire.

En cas de « Herx » récidivant et si les rechutes sont régulières et précoces, moins de dix jours après l’arrêt de l’antibiothérapie, ou si les troubles intestinaux sont persistants, le flagyl exerce son action surtout sur les formes dormantes de borrélia et chlamydia.

S’il y a une amélioration sous flagyl, il y a aussi une action sur des co-infections probables telles que les anaérobies intestinaux, clostridium, pseudomonas, et certains parasitoses ou protozoaires intestinaux.

La rocéphine détruit les formes actives de la borrélia mais pas les autres formes. Pas d’action sur les biofilms

Le Dr Boucher propose un traitement initial en utilisant de la lymécycline.

Au bout de six mois de traitement on peut parfois attirer un microbe qui s’appelle clostridium difficile (qui provoque des diarrhées parfois assez violentes, surtout chez les enfants). Il faut donc arrêter le flagyl dans ce cas et prendre un draineur puis reprendre graduellement le mois suivant et arrêter quand le Herx se déclare.

Habituellement, les patients supportent de mieux en mieux le flagyl jusqu’à pouvoir faire une cure de sept jours.

20 % de ses patients persistent à faire des « Herx » sous flagyl car ils ont une charge bactérienne trop importante.

Le flagyl peut être remplacé par  fasygine (Tinidazole) souvent mieux supporté ou bien continuer sous flagyl mais en diminuant les doses en prenant un draineur.

10 à 20% des patients font une intolérance au flagyl, qui apparaît dès les premiers jours du traitement avec des nausées, dyspepsie, etc. Dans ce cas la fasygine peut être une option à demi-dose, mais souvent ils développent aussi une intolérance à cette dernière.

Il est conseillé de soigner les deux conjoints dans un couple car tout comme la syphilis, la maladie de Lyme peut être sexuellement transmissible.

Prévention du « Herx »

Il faut d’abord commencer le traitement par une monothérapie et augmenter l’intensité par association ou augmentation tous les quatre à huit semaines, le traitement doit être long donc autant éviter d’aller trop vite et trop fort car sinon les « Herx » seront insupportables.

Il faut drainer en utilisant des hépato protecteurs (Chardon Marie, desmodium, artichaut…)

Utilisation de ergy epur, triflucan et combantrin pour nettoyer les effets indésirables qui activent l’immunité.

Ajouter des :

Þ    Probiotiques

Þ    Chlorophylle

Þ    Charbon actif

Þ    L-glutamine

Þ    Hydrocortisone Roussel 10mg 1 matin et midi

Þ    Aspirine.

Faire une activité physique et des bains chauds, sauna, hammam, etc…

Le « Herx » qui n’en finit pas :

Si la réaction dure plus de 15 jours soit il ne s’agit pas d’un « Herx » (intolérance, mauvaise indication,  effet nocébo, etc.) soit les fonctions hépatiques et intestinales sont très perturbées (pathologies anciennes de plus de trente ans avec des patients qui ne supportent plus aucun traitement même homéopathique)

Conclusion :

Le « Herx » fait partie du traitement de la maladie de Lyme et sa présence doit être interprétée comme une étape dans le processus de guérison.

Le patient doit être prévenu afin de mieux supporter les inconvénients.

Intervention du Dr Viviane SCHALLER

Sérodiagnostic de la borréliose de Lyme :

Complexité des techniques de diagnostique

Dans les glaciers en Autriche, un homme qui vivait il y a 5300 ans appelé Ötzi était atteint de borréliose. L’étude de son ADN a permis de voir le génome d’une borrélia.

Cette infection très ancienne a été mise à jour il y a seulement trente ans.

La borréliose commence en Europe, et se prolonge en Amérique. Vers la fin des années 70, le Dr Philippe Bottero étudie l’incidence des rickettsies provenant des piqûres de tiques dans les pathologies humaines.

En 1977 dans le comté de Lyme, dans le Connecticut, on fait le rapprochement avec les piqûres de tiques et une épidémie de polyarthrite chez des enfants dans cette région.

C’est seulement 1982 que le Dr Burgdorfer met en évidence la borrélia, ses spirochètes et il trouve sa présence dans le sang de ces enfants.

En 1983, le New Journal of Medecine publiera un article sur une nouvelle maladie, la maladie de Lyme.

Le cycle des tiques

Þ    Les Larves se fixent sur les petits rongeurs

Þ    Les Nymphes se fixent sur les petits mammifères

Þ    Les tiques femelles se fixent sur les cervidés, sur les ovidés, les canidés

Þ    Les tiques sont les vecteurs de la borréliose. L’homme est un hôtel accidentel. Les grands mammifères sont les réservoirs. Les oiseaux ont un rôle propagateur.

Clinique et  physiopathologie

La maladie de Lyme est une grande imitatrice de multiples pathologies.

Ce polymorphisme de la maladie entraîne un grand flou pour la médecine face à certaines formes cliniques.

Il existe de nombreuses localisations des borrelies sur tous les tissus et les organes.

Les borrélioses européennes :

Þ    Borrelia Afzelii

Þ    Borrelia Garinii

Þ    Borrelia Spielmanii

Þ    Borrelia  Burgodreri

Þ    Borrelia Bavariensis

Þ    Borrelia recurrentis

Þ    Borrelia dutooni

Þ    Borrelia Hermssi

Þ    Borrelia Lusitaneie

Þ    Borrelia Valaisiana

Þ    Borrelia Bissetti

95 % des borrelies en Amérique correspondent à Borrelia. De ce fait le diagnostic est très compliqué en Europe dû à la diversité de souches.

L’infection par cette bactérie peut provoquer des fibromyalgies, de multiples érythèmes annulaires migrants (dissémination cutanée) ou bien des complications du type polyarthrite.

La bactérie déteste l’oxygène et la chaleur. Elle possède 853 gènes qui lui confèrent des propriétés exceptionnelles, telles qu’une adaptation à des animaux à sang froid et à sang chaud, elle est dotée d’une mobilité exceptionnelle et traverse tous les tissus, toutes les parois dont les vaisseaux par translation, rotation. Ce sont des bactéries très mobiles et plus rapides que les macrophages.

Ces bactéries se localisent dans les tissus profonds permettant d’échapper aux antibiotiques et aux anticorps.

Elles fabriquent des protéines identiques aux tissus environnants, provoquant un « camouflage » les rendant invisibles au système immunitaire.

Lorsque les conditions sont défavorables, la bactérie s’enkyste profondément et survit des semaines voire des années sous cette forme dormante et ressurgira lorsque l’environnement deviendra à nouveau favorable.

Les plasmides de résistance permettent de transmettre les gènes de résistance aux antibiotiques à d’autres borrelies.

Dans l’organisme les spirochètes peuvent se trouver sous la forme mobile, se déplacer à grande vitesse et peuvent se diviser en deux.

Ils possèdent la faculté d’évitement et peuvent se trouver sous les formes suivantes :

Þ         Kyste

Þ         Spore

Þ         Corps sphériques

Þ         Sphéroplastes

Þ         Biofilm

Les bactéries peuvent se cacher dans les tissus de l’hôte ce qui entraîne l’absence de stratégie de défense humorale de l’hôte, aucun AG n’est présent avec les lymphocytes.

Comprendre ceci est essentiel pour expliquer la difficulté du diagnostic sérologique.

Tests de Diagnostic :

1-Méthode quantitative Elisa:

Le principe du test ELISA est d’évaluer la quantité d’anticorps dans le sérum du patient, l’intensité du signal de fluorescence est proportionnel à la quantité d’anticorps présents dans le sérum.

Les tests qui utilisent des méthodes anciennes, utilisent un seul antigène. Par exemple la souche américaine des borrélias ou bien de borrélia afzelii ou une autre variété mais les 15 variétés européennes ne sont pas testées. Tout ceci donnera comme résultat un grand nombre de tests « faux négatifs » surtout au stade précoce de la maladie ou bien une fois devenue chronique.

Dans le cas où le patient a déjà été traité par des antibiotiques ou bien s’il a reçu des corticoïdes, souvent les antigènes utilisés ne correspondent pas aux anticorps du patient. Les anticorps produits par l’organisme sont trop faibles pour être détectés.

Il peut y avoir des « faux positifs » exceptionnellement si le patient a une infection à syphilis, leptospirose, h. Pylori, Epstein Barr, CMV herpès CRP…

D’après le consensus applicable en France, la démarche pour le diagnostic sérologique en France comprend une première entente de recherche d’anticorps spécifiques par une technique de dépistage Elisa et en cas de résultat négatif et en accord avec la nomenclature de biologie médicale, il n’y a pas lieu de la confirmer en cas de résultat douteux.

Si le résultat du test Elisa est positif, celui-ci doit être confirmé obligatoirement par un test Western Blot (d’après le consensus actuel).

2- La Méthode Western Blot :

Les tests font appel à des antigènes natifs : AG issus de la culture d’une seule souche de borrélia.

Cette souche est unique et traitée par lyse pour l’extraction des protéines immunogènes. Si le résultat est supérieur à quatre bandes de réaction Ag-ac en IgM ou igG.

Remarque : Ag natif produit par extraction des différentes protéines immunogènes à partir d’un lysat bactérien pour dénaturer les gènes avec perte de spécificité des antigènes face aux AC correspondants et possibilité de réaction croisée ou non réaction.

3- Le Western Blot avec recombinants (derniers tests) :

Les Ag sont produits par génie génétique, programmés pour synthétiser en grande quantité des copies strictement identiques au modèle initial, c’est à dire l’exacte reproduction en trois dimensions des séquences d’acides aminés (environ 250) constituant les protéines bactériennes les plus immunogènes.

 

Un résultat « Equivoque » ne veut pas dire « négatif », parfois certains cas « équivoques » ont été trouvés positifs par la suite par les laboratoires allemands.

Les tests sont destinés à détecter les souches :

1- Burgdorferi : atteintes articulaires et cardiaques

2- Afzelli : peau, muqueuse et articulations

3- Garinnii : atteintes neurologiques

Un résultat positif en IgM uniquement indique une infection récente ou infection réactivée ou persistante, active et évolutive

Un résultat positif en IgG uniquement indique une infection chronique ou une cicatrice sérologique.

Un résultat positif en IgM et en IgG : chronique et persistante, évolutive, réinfestation sur infection ancienne.

Le Dr Schaller nous a montré l’exemple d’un résultat fortement positif (un chasseur) mais sans symptomatologie ainsi que l’exemple d’une femme très malade qui présentait tous les symptômes de la maladie de Lyme mais avec un test négatif.

Dr Richard HOROWITZ (Etats-Unis)

Les tests de détection pour la babésiose ne sont pas fiables. La babésia est difficile à détecter.

Aux Etats-Unis il y a un problème aussi au niveau des tests. Le Dr Horowitz utilise le laboratoire Igenex car leurs tests sont plus sensibles.

L’antibiothérapie doit être adaptée au patient et aux coïnfections qu’il présente.

Les injections de bicillin en intramusculaire s’avèrent très efficaces.

Pour les formes kystiques, il utilise le flagyl mais chez 70% des patients le flagyl provoque une augmentation des neuropathies.

Il existe également le LDN, c’est un immunomodulateur qui est souvent administré avec des antioxydants et avec le glutathione aussi, très efficace (par voie orale ou par voie intraveineuse).

Il a observé chez ses patients un manque de magnésium, c’est essentiel pour détoxifier.

Beaucoup de ses patients présentent également une babésiose qu’il traite avec du mepron, avec quinine ou azithromycine. Parmi leurs symptômes, frissons, sueurs nocturnes, fièvre, etc… Il existe 300 souches de babésia dans le monde, ce qui implique que certaines souches ne sont pas détectées par les tests de diagnostic actuels, il faut donc se baser sur un diagnostic clinique.

Certains de ses patients ont des problèmes de mémoire sévère, il s’agit dans la plupart des cas, d’une bartonellose (très difficile à détecter aussi), le traitement conseillé, c’est la doxycycline et minocycline.

Dr Louis TEUILIERES  (France):

Si malgré les traitements il y a des rechutes, il faut donc prendre en compte les virus, tels que le herpès, hiv, hépatite chronique, à cause des macrophages inactivés, réaliser un dosage de nagalase pour vérifier aussi l’efficacité du GcMaf. Le Dr Teulières a actuellement une trentaine de patients sous GcMaf et avec des doses hebdomadaires il a eu quelques améliorations.

Dr Lionel CHAPY (biologiste, France) :

Les tests NK CD 56 et CD 57 bien que utiles, ce sont  des examens non specifiques.

Le test des natural killers peut permettre de voir l’évolution de la maladie mais il reste encore beaucoup de questions auxquelles il faut répondre car par exemple certains patients ont des profils NK normaux même s’ils sont atteints de borréliose chronique.

Des études concernant ces tests sont en cours à l’hôpital de Clermont-Ferrand. Pour toutes questions concernant ces tests, veuillez-vous adresser au Dr Chapy à l’adresse :  Lionelchapy@chapy.fr

Intervention de Bernard CHRISTOPHE

Le Dr Christophe est pharmacien spécialisé en phytothérapie. Il s’est toujours intéressé aux produits naturels.

Il conseille de lire l’ouvrage de Sylvie Simon concernant l’intoxication à l’aspartame, qui produit des symptômes similaires à la maladie de Lyme.

Il a découvert les travaux réalisés en Italie sur les mycotoxines, des molécules très stables et très toxiques pour le foie. Dans son approche thérapeutique, il considère aussi l’évacuation de toxines.

Son intérêt pour la maladie de Lyme commence lorsqu’un médecin américain lui a parlé de cette maladie et lui demande de concevoir un produit pouvant agir contre les tiques mais aussi qui puisse être utilisé pour traiter les patients, un produit naturel.

Une fois le produit développé, il commence par le tester sur les animaux avec succès.

Puis un médecin lui demande de traiter son chien qui était condamné d’après le vétérinaire. Le chien est traité avec son produit et il s’est rétabli, puis le produit est testé sur d’autres chiens, toujours avec succès.

Ce produit s’est répandu parmi les vétérinaires pour traiter les chevaux également.

Par la suite son produit a été testé par quelques médecins sur certains de leurs patients. Le produit qui est un mélange des huiles essentielles a marché dans beaucoup de patients parfois provoquant des réactions de Jarisch-Herxheimer mais toujours avec des améliorations.

Cela fait 18 ans qu’il travaille sur les borrelies, leur mobilité extrême, leur capacité d’adaptation sur le sang chaud et froid…

Ces bactéries ont un génome important qui leur permettent de fabriquer des protéines de surface voisines des tissus où elles se trouvent et créent un camouflage idéal. Elles ont également une capacité d’enkystement à l’intérieur des cellules, sous une coque protéique inattaquable.

Elles possèdent également une capacité de transmission d’informations entre elles grâce aux 21 plasmides.

C’est ainsi que les borrélies disposent de plusieurs moyens pour s’échapper du système immunitaire et pour fabriquer des résistances lorsque les conditions deviennent défavorables par exemple lors d’une exposition momentanée aux antibiotiques.

Les propriétés recherchées des huiles essentielles selon les principes actifs présents :

Þ    Antibactérienne

Þ    Anti virucide

Þ    Anti-inflammatoire et anti histaminique

Þ    Antalgique et anesthésique

Si la sérologie est négative mais la clinique correspond à une borréliose, le Dr Christophe essaie un mélange des huiles essentielles et au bout d’un mois de traitement il conseille de refaire une sérologie et souvent elle devient positive (il attend que ceci soit confirmé par la science). Pour lui, le test ELISA n’a pas beaucoup d’intérêt car trop de faux négatifs.

Les huiles essentielles sont utilisées en infectiologie pour traiter le paludisme, la mononucléose parmi d’autres maladies.

Les Facteurs de terrain :

En Allemagne, les médecins travaillent beaucoup sur l’acidose, les patients mesurent leur niveau d’acidité, plus on est acide, plus nous avons des chances d’être piqué par les tiques.

Le soutien du foie est très important aussi car souvent avec la maladie de lyme on trouve des calculs biliaires sur les canaux biliaires.

Le traitement par fréquences, est une technique inventée en Russie, et développée par Hilda Clark aux Etats-Unis et actuellement de plus en plus pratiquée en Allemagne.

Parmi les traitements alternatifs, on trouve également le samento, l’argent colloïdal, extrait fluide de Cadère, la pratique du sauna et l’activité physique.

En Allemagne on parle de transmission sexuelle de la maladie, et même par l’alimentation (les borrelies ont été trouvées sur la viande pas cuite et certains produits laitiers), on parle aussi de la transmission mère enfant.

Pour faire un test pour savoir s’il y a une intoxication aux métaux lourds, il recommande le laboratoire Microtrace en Allemagne.

Le Dr Christophe se demande pourquoi la partie adverse reste toujours sceptique après toutes les études qui ont été publiées concernant la persistance de ces infections.

La borrélia possède un génome qui lui permet de constituer une enveloppe externe de protéines voisines à celles des tissus où elles se trouvent, de cette manière elles ne sont donc pas reconnues par les lymphocytes, pas de production d’anticorps donc  les tests de sérologie sont à la limite du négatif.

Origine de la controverse scientifique

La thèse de l’IDSA est indéfendable mais ils ont les moyens pour l’imposer, selon leur théorie si le test Elisa est négatif, la forme chronique n’existe pas et trois semaines d’antibiotiques suffisent. Mais la réalité montre le contraire. Les tests ne sont pas fiables et les patients qui sont traités avec une thérapie de longue durée réussissent à améliorer leur état.

*       *        *       Questions et Réponses*      *       *      

Question 1 La guérison est-elle possible ?

Le Dr Boucher explique que la guérison n’est pas possible car la bactérie s’enkyste et de cette façon persiste dans l’organisme. Néanmoins le patient peut devenir asymptomatique.

Le Dr Teulières recommande l’utilisation des huiles essentielles antibactériennes et anti-inflammatoires à appliquer sur la piqûre par exemple et l’utilisation de la pénicilline après piqûre.

Il préconise la prévention lors des promenades, faire attention aux tiques. Ne pas porter de short, des vêtements peu couvrants, il faut mieux se protéger.

Le Dr Bottero conseille d’utiliser un macrolide lors de la piqûre et viser en même temps la borréliose mais aussi ses co-infections.

Le Dr Horowitz explique que la permethrine est efficace contre les tiques. C’est un produit à appliquer sur les vêtements, il faut aussi savoir enlever les tiques avec des pinces et une antibiothérapie préventive suite à la piqûre mais cibler également les co-infections avec l’utilisation de tétracyclines. Le Dr Horowitz souhaite faire des cultures et mettre en place un traitement en utilisant la chaleur, voir son efficacité. Il attend les fonds pour pouvoir mener cette étude. Ce genre d’étude a été mené pendant les années 30 pour traiter la syphilis, il souhaite essayer ce genre d’approche en ajoutant du flagyl aussi pour les formes kystiques de la bactérie.

Question 2 : Les tests

Le Dr Schaller explique que le test Western blot avec antigène recombinant est le test qu’il faut demander car il est le plus « fiable » actuellement.

Le Dr  Christophe explique qu’il existe un nouveau test en train d’être développé en Norvège, une technique moins coûteuse qui est capable de « désenkyster » les  borrelies, ça serait une « détection par désenkystage ». C’est une technique trop nouvelle qui vient d’être publiée.

Question 3 Les médecins qui ont participé à cette conférence hier

Le Dr Boucher explique que la plupart de médecins qui ont assistés hier, sont des homéopathes, naturopathes, environ 150 médecins, ils ont posé presque les mêmes questions que les patients.

Le Dr Horowitz explique qu’il est en train de travailler sur un nouveau documentaire pour envoyer aux médecins, aux ministres, aux autorités de la santé, etc. Comportant des données scientifiques et il espère que ceci pourra être également accessible pour les médecins.

Question 4 : Traitement simultané pour les métaux lourds et pour la borréliose

Le Dr Horowitz ne voit pas d’objection si on libère les voies de détoxification. Néanmoins, seulement 15 à 25% de ses patients voient une amélioration en suivant un traitement pour les métaux lourds. Il essaie d’abord les co-infections et les hormones.

Le Dr Teulières préfère traiter d’abord les métaux lourds.

Question 5 : Hygiène alimentaire

Le Dr Horowitz a observé que parmi les patients atteints de Neuroborréliose, l’élimination du gluten et de produits laitiers s’est avérée efficace, avec une nette amélioration. Ce type de régime fait partie de son plan de traitement.

Le Dr Boucher explique que ce régime sans caséine et sans gluten a donné quelques résultats positifs sur les enfants autistes avec une amélioration de l’état général.

Question 6 : Errance médicale

Un participant explique qu’il est malade depuis 25 ans, que les médecins n’arrivent pas à poser un diagnostic correct, qu’il a perdu de ce fait confiance dans le système médicale français qui traite les symptômes mais jamais la cause. Son test ELISA pour la maladie de Lyme s’est avéré négatif, néanmoins c’est le flagyl qui l’a aidé le mieux. Mais à ce jour, il n’a toujours pas de médecin. Il souhaite savoir où il peut faire un test plus fiable et avoir accès à un traitement.

Le Dr Teulières lui explique que le test ELISA ne suffit pas, qu’il faut qu’il réalise un test Western Blot qui doit tenir aussi compte de différentes souches de la bactérie. Nous avons le droit en France de faire une épreuve thérapeutique en cas de test négatif. Il faut que cet essai soit réalisé dans les meilleures conditions possibles, avec le bon antibiotique. Il lui conseille de contacter l’association pour avoir les coordonnées d’un bon laboratoire. Concernant le médecin, 150 médecins se sont déplacés hier, l’association doit avoir certainement les coordonnées de ces médecins afin qu’il puisse contacter un médecin proche de sa région.

Question 7 : Antibiothérapie sur les enfants autistes

D’après son expérience dans le traitement des enfants autistes depuis 1989, le Dr Bottero a observé que les antibiotiques sont efficaces dans 70% des cas avec des bons à très bons résultats. Ce succès a été également confirmé par certains médecins du groupe Chronimed, documentés dans certains travaux canadiens qui remarquent également l’importance d’un régime sans gluten et sans caséine.

Les antibiotiques sont utilisés pour débarrasser les vaisseaux des bactéries. L’absence de tests précis ne permet pas de connaitre quand on a réussi à éliminer les infections de manière efficace, quand faut-il arrêter le traitement.

Le Dr Boucher parle des études menées par le Professeur Raymond concernant le régime sans caséine et sans gluten avec antibiothérapie suivi par des enfants autistes, souvent les enfants demandent eux-mêmes de rependre le traitement dès que les symptômes reviennent.

Question 8 – Sur la transmission mère/enfant :

Y a-t-il des données concrètes sur ce type de transmission ?

Le Dr Boucher explique qu’il est très fréquent chez les patients atteints de cette maladie, d’avoir de fausses couches à répétition, il faut un traitement entre 3 et 6 mois au minimum avant d’envisager une grossesse et un traitement également pendant la grossesse afin d’éviter la transmission.

Le Dr Horowitz explique que ses patients ont souvent des fausses couches. Après biopsie du placenta (positif), il a administré de la rocéphine pendant le premier trimestre. Il a traité 120 femmes enceintes qui ont eu des enfants sains suite au traitement.

Le Dr Horowitz explique que le Dr Jones affirme que les mères doivent être traitées avec de l’amoxiciline.

Le Dr Schaller explique que pas tous les enfants sont atteints heureusement mais seulement si la mère a une hygiène de vie parfaite.

Le Dr Bottero explique qu’il y a eu une étude menée par l’Université de Columbia sur la schizophrénie précoce et le fait que très souvent la mère est atteinte de la maladie de Lyme lors de sa grossesse ou bien d’autres co-infections (Chlamydias etc…)

Dr Horowitz explique que les patients atteints sont en général très sensibles aux produits chimiques, il faut donner du glutathione et chasser les toxines environnementales.

Le Dr Teulières recommande d’éviter le gluten car certains de ses patients voient une amélioration au niveau des migraines suite au régime sans gluten. Le gluten provoque de l’inflammation.

Question 9 – Sur la résistance aux antibiotiques

Sur cette question le Dr Horowitz explique qu’il utilise des combinaisons d’antibiotiques pour traiter les différentes formes de la bactérie. Ce sont plutôt les graines données aux animaux qu’on consomme qui cause cette résistance.

Il existe des bons traitements mais il faut savoir les appliquer.

Le Dr Teulières explique qu’avec la combinaison d’antibactériens et antiviraux, on arrivera assez rapidement à des propositions prometteuses.

Question 10- Sur la controverse et les problèmes que rencontrent les médecins qui traitent les patients atteints des formes chroniques de la maladie de Lyme

Le Dr Horowitz explique qu’aux Etats-Unis les médecins sont persécutés aussi et ce sont les patients qui se battent pour défendre leurs médecins.

Le Dr Bottero explique qu’en Angleterre l’Autisme est considéré comme « maladie psychologique » et que les médecins sont persécutés pour traiter cette pathologie sous une autre approche (par exemple ceux qui traitent la maladie de lyme chez les enfants autistes).

Question 11 – Sur le suivi des symptômes

Le Dr Teulières explique qu’il est important de tenir un « carnet de bord » sur les symptômes, afin d’aider les médecins. Il faut noter chaque symptôme avec l’intensité et la fréquence de chacun (évaluation par une échelle de 1 à 5 par exemple) lors de chaque cure.

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Commentaires sur: "Conférence organisée par Lyme sans frontières" (3)

  1. sarah B a dit:

    Bonjour,

    Merci infiniment pour ce blog très instructif et plus qu’utile.

    Pour ma part, mes symptômes deviennent invalidants depuis 4 ans.
    J’ai un score de 68 au test.

    Les troubles cognitifs et anxieux sont les plus lourds de conséquences et je me reconnais dans les témoignages évoquant une désocialisation graduelle.
    Un médecin homéopathe, baigné dans les traitements alternatifs m’a prescrit une sérologie de Lyme, seule la protéine 41 est positive.
    Ma rhumatologue m’a diagnostiqué fibromyalgique et m’envoie en médecine interne.
    Le médecin pense qu’ils ne trouveront rien. Ou dans le brouillard peut être une maladie auto immune ou une sclérose en plaque douteuses.

    Il faut dire que chez moi tout est à « la limite de la normale »: les anticorps antinucléaires, les facteurs rumatoides, la capillaroscopie pour la maladie de Raynaud, le rythme cardiaque…

    Ma question est la suivante : quelle est la prochaine étape pour confirmer ou écarter la maladie de Lyme ?
    Vers qui me tourner?
    Merci de m’éclairer.
    Je reste dans l’attente de vous lire.

    Sarah

    • La prochaine étape est de trouver un médecin connaissant la maladie de Lyme, spécialisé dans cette pathologie.
      Malheureusement hélas les spécialistes en médicine interne ne sont pas, pour la plupart compétent et bcp nie l’existence du lyme chronique. L’homéopathie c’est bien mais cela n’apporte pas toutes les réponses non plus. Contactez les associations pour trouver un médecin spécialisé, il y en a en Bretagne, en Alsace, dans le sud aussi ou sinon en Allemagne. Le problème reste toujours le coût des traitements. Moi personnellement les traitements antibiotiques m’ont aidé avec les problèmes d’anxiété, colère, douleurs diffuses et ma mémoire s’est nettement amélioré mais j’ai encore un parcours devant moi, cela fait trois ans que je me soigne mais je ne perds pas l’espoir. Le plus difficile, trouver un bon spécialiste et pouvoir assumer financièrement. Bon courage.

    • bonjour,
      contactez l’association france Lyme, qui vous proposera un medecin proche de chez vous.
      les chu sont complètement désarmés sur ce sujet et voir même dans le dénie.
      bon courage

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