Blog dédié à la maladie de Lyme et à ses coinfections… Mon parcours.

Archives de novembre, 2013

A LIRE!! ***A PROPOS DE CE BLOG***

Ceci est un blog sur la Maladie de Lyme où je raconte  mon parcours personnel, mon expérience à travers les diagnostics erronés dont j’ai été victime, les traitements suivis et mon état actuel. Dans ce blog vous trouverez principalement des  articles pour la plupart scientifiques traduis en langue française qui ont pour but informer les malades qui se trouvent dans une situation similaire. Ce blog n’a pas pour but de substituer un conseil médical concernant le diagnostic ou le traitement de cette maladie dont la complexité requiert l’avis d’un médecin expérimenté.

Bien que je diffuse par le biais de ce blog quelques informations sur les actions menées par certains associations de malades telles que Lyme Sans Frontières, ce blog est complètement indépendant de cette dernière, le contenu de ce blog est personnel et  n’engage que à la personne qui l’a crée.

Merci de tenir compte de ces informations. Je vous souhaite une très bonne lecture 😉

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Conférence organisée par Lyme sans frontières

Le Compte-rendu suivant a été réalisé à partir de notes que j’ai pris moi même lors de la Conférence organisée par l’Association Lyme Sans Frontières le 15 et 16 juin 2013, dans le cadre des Journées d’information sur les Maladies Vectorielles.

*    *    * Ceci n’est pas un « compte rendu officiel »  issu par l’association mais plutôt mon  travail personnel.*    *    *

J’ai assisté à cette conférence le 16 juin et j’avoue que j’ai été agréablement surpris de la qualité du travail des intervenants. L’association LSF prévoit organiser une nouvelle conference l’année prochaine. Je conseille fortement à tout malade d’y assister car  grâce à  genre d’événement, on peut accéder à des informations précieuses… Bonne lecture…

Intervention du Dr Richard HOROWITZ

(États-Unis)

Le Dr Horowitz est l’un des membres fondateurs de l’ILADS (Société Internationale de la maladie de Lyme et des maladies associées).

Le docteur Horowitz a commencé son introduction en abordant le syndrome de maladie infectieuse multi systémique (MSIDS : Multi Systemic Infectious Disease Syndrome) et les problèmes autour de son diagnostic, du traitement et de la sérologie. Il a parlé d’un documentaire en cours d’élaboration sur la maladie de Lyme dans lequel il précise les références scientifiques concernant la résistance de la bactérie responsable de la maladie de Lyme et le manque de précision des tests actuels.

Maladie de Lyme Chronique :

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les patients restent malades :

Þ Il y a des infections persistantes telles que le mycoplasme, les rickettsioses, les borrélies, etc.

Þ Une seule tique peut être vectrice d’un grand nombre d’agents pathogènes.

Þ Inflammation due à l’élévation des cytokines.

Þ Les co-infections : Ehrlichiose, anaplasmose, bartonellose, mycoplasme, chlamydia, tularémie, fièvre Q, brucellose, typhus et les infections à borrélies (borrelia miyamotoi, stari, paralysie à tiques) ainsi que d’autres infections de type brucellose.

Þ Les parasites : Babésiose et piroplasmose, filariose, amœbose, lambliase…

Þ Virus : Epstein-Barr, HHV6 et 8, CMV, virus du Nile occidental, Powassan, encéphalite, candida ainsi que d’autres infections fongiques…

ÞDysfonction du système immunitaire

Þ    Toxicité

Þ    Allergies aux aliments, médicament, à l’environnement

Þ    Dysfonctionnement mitochondriale

Þ    Troubles psychologiques

Þ    Dysfonctionnement neurologique

Þ    Troubles endocriniens

Þ    Troubles du sommeil

Þ    Syndrome de tachycardie orthostatique posturale

Þ    Troubles intestinaux

Þ    Valeurs élevées de la fonction hépatique

Þ           Syndrome de douleurs

Þ    Déconditionnement

Tout ceci doit être pris en compte car ce sont des symptômes « clés ».

(Le Dr Horowitz éditera prochainement un ouvrage « Why can’t I get better ? » autour de la maladie de Lyme dans lequel il expose les raisons pour lesquelles on reste malade.)

Les infections polymicrobiennes sont très fréquentes chez les tiques.

Lorsque nous sommes face à des symptômes tels que le syndrome de fatigue chronique, la sclérose en plaques, la fibromyalgie, etc. Il faut penser à la maladie de Lyme et ses co-infections car les tests ne sont pas fiables.

Il n’est pas facile de trouver la babésiose, les infections à mycoplasme peuvent aussi provoquer certaines réactions auto-immunes.

Ces agents pathogènes sont à l’origine de l’inflammation. Ces maladies provoquent des neurotoxines.

Il faut traiter les infections, le système immunitaire, et l’inflammation pour réussir à avoir une amélioration, mais aussi les hormones, la nutrition, etc).

Aucun des patients du Dr Horowitz a eu la maladie de lyme uniquement, ses patients ont tous des co-infections associées.

La fiabilité des tests actuels pour détecter la borréliose est autour du 56%

Le Western-Blot doit comprendre TOUTES les souches de borrélias pas uniquement borrelia burgdorgeri mais aussi garinii, afzelii, spielmanii, bavariensis, etc)

Le dépistage de la maladie de Lyme se fait surtout grâce à un diagnostic clinique.

les tests doivent être uniquement utilisés pour corroborer le diagnostic clinique.

Un érythème migrant constitue une preuve de la maladie et les tests de confirmation ne sont pas nécessaires dans ce cas pour poser le diagnostic.

Les patients sont fréquemment séronégatifs si les tests sont effectués trop tôt lorsqu’il vient d’être infecté ou bien si des antibiotiques ont été déjà prescrits ce qui peut anéantir la réponse immune.

Surtout dans le cas des symptômes « migrants », les antibiotiques améliorent ou bien empirent ces symptômes.

Le test à deux étapes (Elisa puis WB) ne détectera pas au moins la moitié des malades.

Lorsqu’un médecin entend un patient se plaindre de troubles cognitifs lorsqu’il s’agit d’un patient de 30 ou 40 ans, il faut penser à la maladie de Lyme, même si son test est « négatif ».

Il existe dans la littérature médicale des articles qui démontrent la persistance de l’infection après un « traitement adéquat ».

Pour traiter d’autres infections, on n’hésite pas à traiter les malades pendant six mois ou plus avec des antibiotiques, cela doit aussi être le cas dans la maladie de Lyme. Il faut traiter contre TOUTES les formes de cette maladie.

Intervention du Dr Petra HOPF-SEIDEL (Allemagne).

La borréliose doit son nom à Amédée Borrel, un célèbre bactériologiste français (18671936). La borrélie la plus connue (pour avoir été identifiée comme première responsable de la maladie de Lyme).

Etant donné qu’il n y a pas de déclaration obligatoire des cas de borréliose en Allemagne, les chiffres sont sous-estimés. Ces données relèvent seulement des données qui sont fournies spontanément par les médecins allemands.

La piqûre peut passer inaperçue car ce sont souvent les nymphes qui sont difficile à voir. Les nymphes correspondent à 75% de tous les cas d’infections.

Les premiers symptômes peuvent être similaires à ceux de la grippe avec maux de tête pendant les mois d’été par exemple. Il faut rester attentif si cela arrive.

L érythème migrant n’est pas nécessaire pour le diagnostic car seulement 40 à 60 % des cas présentent cet érythème.

De plus, l’érythème migrant s’estompe assez rapidement et très souvent il passe inaperçu. Dans certains cas, il est aussi difficile de voir le contour de cet érythème car il reste très flou. L’érythème migrant peut parfois avoir des pustules qui ressemblent à l’herpès mais il est plus douloureux.

De 12 à 24 h après la piqûre, les spirochètes commencent à se diviser très rapidement. A ce stade les parois cellulaires des spirochètes sont très antigéniques.

La borrelia est capable de créer des formes très persistantes connues sous le nom de corps ronds (bulles, kystes, forme en «L ») et de biofilms.

Cette bactérie stimule les cytokines telles que le TNF alpha et l’IFN gamma et beta et par conséquent provoque une infection persistante et chronique. Les spirochètes se divisent tous les 12 à 24 heures, tout de suite après l’infection de l’organisme hôte.

La forme kystique de la borrelia a été découverte en 1996 mais malgré ce fait, les médecins refusent encore de reconnaître la persistance de l’infection.

Lorsque les spirochètes se divisent, ils peuvent être traités avec des inhibiteurs de synthèse de la paroi bactérienne tels que les céphalosporines (amoxicilline, céfuroxime) ou bien des béta-lactames (ceftriaxone, céfotaxime) ou des tétracyclines (minocycline ou doxycycline). Toutes les formes intracellulaires persistantes peuvent être traitées avec des tétracyclines (la meilleure option étant la minocycline).

En 1988 la plupart des formes de cette bactérie étaient déjà connues puis les biofilms ont été découverts. Le spirochète est difficile à cultiver.

Les antibiotiques appropriés pour soigner une borréliose précoce sont les dérivés des pénicillines tels que l’amoxicilline, céphuroxime, fexime, cefpodoxime ainsi que l’administration par intraveineuse de céphalosporine, ceftriaxone et céfotaxime qui bloquent la construction de nouvelles membranes de spirochètes)

Exemple de traitement en cas de borréliose précoce :

Administration d’amoxicilline en cas de borréliose précoce : trois fois par jour 1000 mg pendant un mois.

La clarithromycine deux fois par jour 500mg pendant un mois est bien adapté pour les enfants.

La minocycline deux fois par jour 100mg pour les patients avec un poids situé entre 50 à 70kg.

La clarithromycine tout comme la minocycline peuvent également être utilisées pendant la phase tardive de la maladie.

La doxycycline n’a pas une action efficace contre les corps ronds (kystes) et elle-même stimule la formation des kystes (voir Etude du Dr Eva SAPI, Université de New Haven).

Le tinidazole est réellement efficace contre les corps ronds ainsi que le flagyl. Par contre le plaquénil n’est pas efficace dans ce cas.

Néanmoins un traitement combiné de flagyl ou tinidazole avec de la doxycycline semble être efficace.

Nouvelles thérapies combinées:

La minocycline est l’antibiotique de premier choix, la doxycycline doit être utilisée surtout pour traiter les co-infections telles que la clamydia, bartonella, ricketssia, etc) si besoin.

Le plaquénil et le métronidazole ou tinidazole doivent toujours être utilisés avec des macrolides ou tétracyclines. L’azithromycine de 500 à 6000 mg par jour pendant quatre jours puis 3 jours sans antibiotique à cause de l’accumulation intracellulaire de cet antibiotique.

La minocycline doit toujours être utilisée avec le plaquénil et le tinidazole.

Le banderol peut s’avérer efficace s’il est utilisé avec le samento contre les formes kystiques.  Il faut toujours combiner des antibiotiques avec ces deux antimicrobiens

Intervention du Dr Louis TEULIERES (France)

 

Þ    Les bases du traitement de la borréliose

Þ    Les acteurs de la régulation neuroendocrinienne

Þ    Les facteurs particuliers de la neurotoxicité

Þ    Exemples particulaires et mode d’utilisation

Þ    Conclusions… provisoires

Il est très important de parler à votre médecin de votre mode de vie : les voyages que vous avez réalisés, si vous avez des animaux, etc. C’est au médecin de déduire par la suite si vous avez une bartonellose ou bien de déduire s’il s’agit d’une autre co-infection suite à un voyage que vous avez fait dans tel ou tel pays.

Votre médecin doit vous faire un bilan immunitaire, chercher des carences métaboliques, hormonales, de neuromédiateurs.

La minocycline est un antibiotique qui fonctionne bien pour traiter la maladie de lyme tardive, mais en France la minocycline se donne uniquement en milieu hospitalier.

Il faut que les patients soient capables de s’informer, de chercher de leur côté aussi, essayez « d’éduquer votre médecin »…

La bactérie provoquera une inflammation, les co-infections, les toxines, métaux lourds etc. Tout cela provoque de l’inflammation. Demandez au médecin de vous faire un bilan inflammatoire, endocrinien et immunologique.

Il faut avoir un équilibre au niveau des neuromédiateurs.

Le Test Nagalese est un test utile qui permet de connaître si le GcMaf peut être utilisé pour le traitement.  Le principe actif du Gcmaf permet de réduire la charge virale.

Exemple du traitement :

Þ    Flagyl 500mg par jour en deux prises avant les repas pendant cinq jours.

Þ    Tétralysal : 4 fois par jour pendant dix jours en deux prises avant les repas.

Þ    Pendant toute la durée du traitement par antibiotiques, il faut également prendre : du lactibiane référence candisis pendant trois mois supprimer les agrumes, kiwis, tomates, asperges, peu de viandes rouges et de laitages.

Þ    Lors de l’arrêt de six semaines faire une cure aux huiles essentielles pendant dix jours.

Intervention du Dr Philippe BOTTERO (France)

Le Dr Bottero travaille sur les formes chroniques de la maladie depuis environ 34 ans. Il a travaillé avec l’Institut Pasteur concernant les maladies transmises par les tiques avec l’utilisation des antibiothérapies pulsées, de l’ultra levure, la stimulation hépatique, l’utilisation des bains chauds pour éliminer les toxines…

Le Dr Bottero a eu des excellents résultats avec l’utilisation d’une antibiothérapie chez des patients atteints de Fibromyalgie et de Schizophrénie.

Lorsque les patients ont une diminution de leurs défenses immunitaires, présentent également des migraines, il faut rechercher les troubles vasculaires parmi les causes de leurs symptômes. Les colopathies fonctionnelles peuvent être liées également à ce genre de troubles tout comme les migraineux rebelles à tout traitement.

Avec l’utilisation d’une antibiothérapie (malades après deux ans, c’est-à-dire il s’agit des formes anciennes) il obtient dans 78% des cas, des excellents résultats au bout de six mois, avec 5% d’échecs. Ses études ont été publiées en Italie, aux Etats-Unis et en Australie.

L’antibiothérapie pulsée, cible l’ensemble des bactéries qui sont dans l’organisme de façon chronique, tel que le staphylocoque, le candida albicans… Le Professeur Raymond a constaté que la persistance de ces bactéries provoque une baisse de défenses immunitaires.

La chélation des métaux lourds, un régime sans gluten et sans caséine, ce sont des mesures qui aident pour lutter contre la fatigue et les troubles intestinaux. Les vitamines B1 B6 et B9 sont indispensables tout comme les produits pour stimuler la fonction hépatique (artichaut, etc).

Une partie des patients ont des transaminases élevées car il y a  des toxines vasoconstrictrices qui provoquent cette augmentation.

Chez les patients atteints du syndrome de fatigue chronique on trouve souvent des infections à chlamydias, mycoplasmas, etc.

Sur une centaine de cas, 70% des cas d’autisme ont eu des améliorations avec une antibiothérapie. Parmi ces cas, certains étaient des cas anciens, des jeunes de 20 à 24 ans, donc il y a eu une amélioration même sur les formes anciennes.

Vascularites :

Le Dr Philippe Lebar aborde ce sujet pour montrer qu’il existe ce genre de problème chez les patients atteints de schizophrénie et d’autisme. Par le biais d’un scanner on arrive à montrer les zones atteintes. Les vasodilatateurs améliorent la circulation cérébrale.

L’objectif principal est de cibler toutes les bactéries. Ensuite, diminuer les résistances par association des antibiotiques.

Souvent le problème lorsque le malade n’a pas d’amélioration, ce sont les co-infections. Par conséquent, il faut souvent associer deux antibiotiques.

Il faut expliquer au patient la réaction de Jarisch-Herxheimer afin d’éviter qu’il se décourage. Ce genre de réaction est bien connu lors du traitement pour la syphilis : tous les symptômes empirent. On trouve même des symptômes autistiques et schizophréniques lors du traitement pour la syphilis chronique). L’agent pathogène qui provoque la syphilis est très proche des borrelies.

La coagulation intravasculaire disséminée est un foyer infectieux qui peut provoquer une inflammation au niveau des parois. Certains patients atteints de sclérose en plaques affirment se sentir mieux lorsqu’ils sont sous anticoagulants.

Par conséquent il faut une approche globale, pour traiter les bactéries, les virus, l’inflammation, tout.

Intervention du Dr Ivan BOUCHER (Belgique)

La réaction de Jarisch-Herxheimer

Lorsqu’un patient séronégatif pour la maladie de Lyme mais atteint de Sclérose en plaques vient le consulter, le Dr Boucher lui propose d’essayer une antibiothérapie. Au bout d’un mois, le patient se sent plus en forme. Le neurologue qui le suivait à l’époque n’était pas d’accord avec l’antibiothérapie proposée et s’était fort énervé contre le Dr Boucher.

Lors d’un prochain rendez-vous ce patient vient le voir avec une adresse d’un laboratoire en Alsace pour refaire le test de la maladie de Lyme, son test revient positif. Le diagnostic de la maladie de Lyme chez ce patient a été par la suite confirmé par le Professeur Perronne (Département de maladies infectieuses, hôpital Raymond Poincaré, Garches). Après confirmation du diagnostic, le neurologue du patient a écrit une lettre au Dr Boucher pour s’excuser.

La réaction de Jarisch-Herxheimer est une réaction provoquée par les toxines de la bactérie lorsqu’elle meurt.

Elle provoque une réaction inflammatoire de l’organisme. La guérison n’apparaît pas systématiquement. Cette réaction apparaît lorsque certains traitements médicaux sont utilisés tels que l’antibiothérapie ciblant des bactéries spirochètes responsables par exemple de la syphilis ou de la maladie de Lyme ou encore de la fièvre récurrente à poux.

La physiopathologie se caractérise par la libération de toxines lors de la lyse bactérienne. Ce qui a pour conséquence une aggravation des symptômes, car l’organisme n’a pas le temps d’éliminer les toxines par le foie, la vésicule, etc.

La réaction de Herxheimer concerne tous les organes :

Þ    Cardio vasculaire

Þ    Orl

Þ    Neurologique central

Þ    Neurologique périphérique

Þ    Système musculo-squelettique

Þ    Système digestif

Þ    Atteintes cutanées et/ou muqueuses

Symptômes principaux : énorme fatigue puis douleurs articulaires, symptômes neurologiques, crise de rage, hallucinations, odeurs bizarres, douleurs abdominales intenses.

Durée en moyenne de la réaction : survient entre le  J2 et J10 lors de la première cure, moins présente pendant la deuxième cure (de deux à cinq jours) puis de moins en moins longue et moins forte.

La borréliose et la babésiose sont des infections fortement associées aux réactions de « Herx ». Mais d’autres infections telles que la leptospirose, la fièvre Q, la bartonellose, la brucellose, les fièvres thyroïdes et para typhoïdes ou paratyphoïde, les trichinoses et la syphilis sont aussi associés.

La charge bactérienne dans l’organisme définit l’intensité de la réaction de « Herx ».

Il faut savoir que dans les intestins nous avons des mycoses. Une candidose floride peut également donner une symptomatologie comparable à celle de la réaction de « Herx », d’où la nécessité d’une protection par fluconazole.

Il faut encourager le patient à persévérer avec son traitement en cas de « Herx », les symptômes pouvant lui faire penser à une rechute ou à une aggravation de la maladie.

En cas de borréliose chronique, cette réaction peut avoir lieu toutes les trois semaines à chaque temps de doublement du spirochète. Souvent le patient connait déjà cette fréquence de rechute pour l’avoir expérimentée depuis quelques années avant le traitement.

La plupart de temps le patient se prétend « allergique » à un antibiotique donné, il a effectivement présenté une réaction étiquetée comme telle par son médecin. Il faut poser les questions qui différencient un « Herx » d’une intolérance ou bien d’une allergie. Une allergie ou une intolérance aux médicaments sont immédiats et augmentent au fur et à mesure du traitement. Le « Herx » commence après quelques jours et finit par se calmer. Il n’y a jamais d’effet type allergie (œdème de Quincke, rash…)

Dans les cas de « Herx », les symptômes habituels de la maladie s’aggravent, la fatigue, les nausées, les douleurs articulaires ou musculaires, et d’autres s’ajoutent éventuellement.

Il faut donc prévenir les patients : avertir et lui expliquer, en cas de réaction insoutenable, diminuer la dose, si la réaction reste trop violente, arrêter le traitement quelques jours puis reprendre à demi-dose pour l’augmenter par la suite.

Les Antidouleurs et les anxiolytiques doivent être utilisés si besoin.

Utilisation des méthodes alternatives si besoin : acupuncture, yoga, méditation, huiles essentielles, etc…

Il est rassurant pour le patient (et le médecin également) de voir le « Herx » disparaître alors qu’il est encore sous traitement antibiotique et d’aller mieux la dernière semaine de cure. Ce n’est donc pas une intolérance médicamenteuse ni une surcharge hépatique due aux antibiotiques.

Changer de traitement antibiotique tous les mois, tous les deux mois.

Flagyl, Rocéphine, lymécycline, Fasigyne:

Le « Herx » sous flagyl apparaît souvent pendant le troisième jour et met cinq jours à disparaître, avec souvent une amélioration secondaire.

En cas de « Herx » récidivant et si les rechutes sont régulières et précoces, moins de dix jours après l’arrêt de l’antibiothérapie, ou si les troubles intestinaux sont persistants, le flagyl exerce son action surtout sur les formes dormantes de borrélia et chlamydia.

S’il y a une amélioration sous flagyl, il y a aussi une action sur des co-infections probables telles que les anaérobies intestinaux, clostridium, pseudomonas, et certains parasitoses ou protozoaires intestinaux.

La rocéphine détruit les formes actives de la borrélia mais pas les autres formes. Pas d’action sur les biofilms

Le Dr Boucher propose un traitement initial en utilisant de la lymécycline.

Au bout de six mois de traitement on peut parfois attirer un microbe qui s’appelle clostridium difficile (qui provoque des diarrhées parfois assez violentes, surtout chez les enfants). Il faut donc arrêter le flagyl dans ce cas et prendre un draineur puis reprendre graduellement le mois suivant et arrêter quand le Herx se déclare.

Habituellement, les patients supportent de mieux en mieux le flagyl jusqu’à pouvoir faire une cure de sept jours.

20 % de ses patients persistent à faire des « Herx » sous flagyl car ils ont une charge bactérienne trop importante.

Le flagyl peut être remplacé par  fasygine (Tinidazole) souvent mieux supporté ou bien continuer sous flagyl mais en diminuant les doses en prenant un draineur.

10 à 20% des patients font une intolérance au flagyl, qui apparaît dès les premiers jours du traitement avec des nausées, dyspepsie, etc. Dans ce cas la fasygine peut être une option à demi-dose, mais souvent ils développent aussi une intolérance à cette dernière.

Il est conseillé de soigner les deux conjoints dans un couple car tout comme la syphilis, la maladie de Lyme peut être sexuellement transmissible.

Prévention du « Herx »

Il faut d’abord commencer le traitement par une monothérapie et augmenter l’intensité par association ou augmentation tous les quatre à huit semaines, le traitement doit être long donc autant éviter d’aller trop vite et trop fort car sinon les « Herx » seront insupportables.

Il faut drainer en utilisant des hépato protecteurs (Chardon Marie, desmodium, artichaut…)

Utilisation de ergy epur, triflucan et combantrin pour nettoyer les effets indésirables qui activent l’immunité.

Ajouter des :

Þ    Probiotiques

Þ    Chlorophylle

Þ    Charbon actif

Þ    L-glutamine

Þ    Hydrocortisone Roussel 10mg 1 matin et midi

Þ    Aspirine.

Faire une activité physique et des bains chauds, sauna, hammam, etc…

Le « Herx » qui n’en finit pas :

Si la réaction dure plus de 15 jours soit il ne s’agit pas d’un « Herx » (intolérance, mauvaise indication,  effet nocébo, etc.) soit les fonctions hépatiques et intestinales sont très perturbées (pathologies anciennes de plus de trente ans avec des patients qui ne supportent plus aucun traitement même homéopathique)

Conclusion :

Le « Herx » fait partie du traitement de la maladie de Lyme et sa présence doit être interprétée comme une étape dans le processus de guérison.

Le patient doit être prévenu afin de mieux supporter les inconvénients.

Intervention du Dr Viviane SCHALLER

Sérodiagnostic de la borréliose de Lyme :

Complexité des techniques de diagnostique

Dans les glaciers en Autriche, un homme qui vivait il y a 5300 ans appelé Ötzi était atteint de borréliose. L’étude de son ADN a permis de voir le génome d’une borrélia.

Cette infection très ancienne a été mise à jour il y a seulement trente ans.

La borréliose commence en Europe, et se prolonge en Amérique. Vers la fin des années 70, le Dr Philippe Bottero étudie l’incidence des rickettsies provenant des piqûres de tiques dans les pathologies humaines.

En 1977 dans le comté de Lyme, dans le Connecticut, on fait le rapprochement avec les piqûres de tiques et une épidémie de polyarthrite chez des enfants dans cette région.

C’est seulement 1982 que le Dr Burgdorfer met en évidence la borrélia, ses spirochètes et il trouve sa présence dans le sang de ces enfants.

En 1983, le New Journal of Medecine publiera un article sur une nouvelle maladie, la maladie de Lyme.

Le cycle des tiques

Þ    Les Larves se fixent sur les petits rongeurs

Þ    Les Nymphes se fixent sur les petits mammifères

Þ    Les tiques femelles se fixent sur les cervidés, sur les ovidés, les canidés

Þ    Les tiques sont les vecteurs de la borréliose. L’homme est un hôtel accidentel. Les grands mammifères sont les réservoirs. Les oiseaux ont un rôle propagateur.

Clinique et  physiopathologie

La maladie de Lyme est une grande imitatrice de multiples pathologies.

Ce polymorphisme de la maladie entraîne un grand flou pour la médecine face à certaines formes cliniques.

Il existe de nombreuses localisations des borrelies sur tous les tissus et les organes.

Les borrélioses européennes :

Þ    Borrelia Afzelii

Þ    Borrelia Garinii

Þ    Borrelia Spielmanii

Þ    Borrelia  Burgodreri

Þ    Borrelia Bavariensis

Þ    Borrelia recurrentis

Þ    Borrelia dutooni

Þ    Borrelia Hermssi

Þ    Borrelia Lusitaneie

Þ    Borrelia Valaisiana

Þ    Borrelia Bissetti

95 % des borrelies en Amérique correspondent à Borrelia. De ce fait le diagnostic est très compliqué en Europe dû à la diversité de souches.

L’infection par cette bactérie peut provoquer des fibromyalgies, de multiples érythèmes annulaires migrants (dissémination cutanée) ou bien des complications du type polyarthrite.

La bactérie déteste l’oxygène et la chaleur. Elle possède 853 gènes qui lui confèrent des propriétés exceptionnelles, telles qu’une adaptation à des animaux à sang froid et à sang chaud, elle est dotée d’une mobilité exceptionnelle et traverse tous les tissus, toutes les parois dont les vaisseaux par translation, rotation. Ce sont des bactéries très mobiles et plus rapides que les macrophages.

Ces bactéries se localisent dans les tissus profonds permettant d’échapper aux antibiotiques et aux anticorps.

Elles fabriquent des protéines identiques aux tissus environnants, provoquant un « camouflage » les rendant invisibles au système immunitaire.

Lorsque les conditions sont défavorables, la bactérie s’enkyste profondément et survit des semaines voire des années sous cette forme dormante et ressurgira lorsque l’environnement deviendra à nouveau favorable.

Les plasmides de résistance permettent de transmettre les gènes de résistance aux antibiotiques à d’autres borrelies.

Dans l’organisme les spirochètes peuvent se trouver sous la forme mobile, se déplacer à grande vitesse et peuvent se diviser en deux.

Ils possèdent la faculté d’évitement et peuvent se trouver sous les formes suivantes :

Þ         Kyste

Þ         Spore

Þ         Corps sphériques

Þ         Sphéroplastes

Þ         Biofilm

Les bactéries peuvent se cacher dans les tissus de l’hôte ce qui entraîne l’absence de stratégie de défense humorale de l’hôte, aucun AG n’est présent avec les lymphocytes.

Comprendre ceci est essentiel pour expliquer la difficulté du diagnostic sérologique.

Tests de Diagnostic :

1-Méthode quantitative Elisa:

Le principe du test ELISA est d’évaluer la quantité d’anticorps dans le sérum du patient, l’intensité du signal de fluorescence est proportionnel à la quantité d’anticorps présents dans le sérum.

Les tests qui utilisent des méthodes anciennes, utilisent un seul antigène. Par exemple la souche américaine des borrélias ou bien de borrélia afzelii ou une autre variété mais les 15 variétés européennes ne sont pas testées. Tout ceci donnera comme résultat un grand nombre de tests « faux négatifs » surtout au stade précoce de la maladie ou bien une fois devenue chronique.

Dans le cas où le patient a déjà été traité par des antibiotiques ou bien s’il a reçu des corticoïdes, souvent les antigènes utilisés ne correspondent pas aux anticorps du patient. Les anticorps produits par l’organisme sont trop faibles pour être détectés.

Il peut y avoir des « faux positifs » exceptionnellement si le patient a une infection à syphilis, leptospirose, h. Pylori, Epstein Barr, CMV herpès CRP…

D’après le consensus applicable en France, la démarche pour le diagnostic sérologique en France comprend une première entente de recherche d’anticorps spécifiques par une technique de dépistage Elisa et en cas de résultat négatif et en accord avec la nomenclature de biologie médicale, il n’y a pas lieu de la confirmer en cas de résultat douteux.

Si le résultat du test Elisa est positif, celui-ci doit être confirmé obligatoirement par un test Western Blot (d’après le consensus actuel).

2- La Méthode Western Blot :

Les tests font appel à des antigènes natifs : AG issus de la culture d’une seule souche de borrélia.

Cette souche est unique et traitée par lyse pour l’extraction des protéines immunogènes. Si le résultat est supérieur à quatre bandes de réaction Ag-ac en IgM ou igG.

Remarque : Ag natif produit par extraction des différentes protéines immunogènes à partir d’un lysat bactérien pour dénaturer les gènes avec perte de spécificité des antigènes face aux AC correspondants et possibilité de réaction croisée ou non réaction.

3- Le Western Blot avec recombinants (derniers tests) :

Les Ag sont produits par génie génétique, programmés pour synthétiser en grande quantité des copies strictement identiques au modèle initial, c’est à dire l’exacte reproduction en trois dimensions des séquences d’acides aminés (environ 250) constituant les protéines bactériennes les plus immunogènes.

 

Un résultat « Equivoque » ne veut pas dire « négatif », parfois certains cas « équivoques » ont été trouvés positifs par la suite par les laboratoires allemands.

Les tests sont destinés à détecter les souches :

1- Burgdorferi : atteintes articulaires et cardiaques

2- Afzelli : peau, muqueuse et articulations

3- Garinnii : atteintes neurologiques

Un résultat positif en IgM uniquement indique une infection récente ou infection réactivée ou persistante, active et évolutive

Un résultat positif en IgG uniquement indique une infection chronique ou une cicatrice sérologique.

Un résultat positif en IgM et en IgG : chronique et persistante, évolutive, réinfestation sur infection ancienne.

Le Dr Schaller nous a montré l’exemple d’un résultat fortement positif (un chasseur) mais sans symptomatologie ainsi que l’exemple d’une femme très malade qui présentait tous les symptômes de la maladie de Lyme mais avec un test négatif.

Dr Richard HOROWITZ (Etats-Unis)

Les tests de détection pour la babésiose ne sont pas fiables. La babésia est difficile à détecter.

Aux Etats-Unis il y a un problème aussi au niveau des tests. Le Dr Horowitz utilise le laboratoire Igenex car leurs tests sont plus sensibles.

L’antibiothérapie doit être adaptée au patient et aux coïnfections qu’il présente.

Les injections de bicillin en intramusculaire s’avèrent très efficaces.

Pour les formes kystiques, il utilise le flagyl mais chez 70% des patients le flagyl provoque une augmentation des neuropathies.

Il existe également le LDN, c’est un immunomodulateur qui est souvent administré avec des antioxydants et avec le glutathione aussi, très efficace (par voie orale ou par voie intraveineuse).

Il a observé chez ses patients un manque de magnésium, c’est essentiel pour détoxifier.

Beaucoup de ses patients présentent également une babésiose qu’il traite avec du mepron, avec quinine ou azithromycine. Parmi leurs symptômes, frissons, sueurs nocturnes, fièvre, etc… Il existe 300 souches de babésia dans le monde, ce qui implique que certaines souches ne sont pas détectées par les tests de diagnostic actuels, il faut donc se baser sur un diagnostic clinique.

Certains de ses patients ont des problèmes de mémoire sévère, il s’agit dans la plupart des cas, d’une bartonellose (très difficile à détecter aussi), le traitement conseillé, c’est la doxycycline et minocycline.

Dr Louis TEUILIERES  (France):

Si malgré les traitements il y a des rechutes, il faut donc prendre en compte les virus, tels que le herpès, hiv, hépatite chronique, à cause des macrophages inactivés, réaliser un dosage de nagalase pour vérifier aussi l’efficacité du GcMaf. Le Dr Teulières a actuellement une trentaine de patients sous GcMaf et avec des doses hebdomadaires il a eu quelques améliorations.

Dr Lionel CHAPY (biologiste, France) :

Les tests NK CD 56 et CD 57 bien que utiles, ce sont  des examens non specifiques.

Le test des natural killers peut permettre de voir l’évolution de la maladie mais il reste encore beaucoup de questions auxquelles il faut répondre car par exemple certains patients ont des profils NK normaux même s’ils sont atteints de borréliose chronique.

Des études concernant ces tests sont en cours à l’hôpital de Clermont-Ferrand. Pour toutes questions concernant ces tests, veuillez-vous adresser au Dr Chapy à l’adresse :  Lionelchapy@chapy.fr

Intervention de Bernard CHRISTOPHE

Le Dr Christophe est pharmacien spécialisé en phytothérapie. Il s’est toujours intéressé aux produits naturels.

Il conseille de lire l’ouvrage de Sylvie Simon concernant l’intoxication à l’aspartame, qui produit des symptômes similaires à la maladie de Lyme.

Il a découvert les travaux réalisés en Italie sur les mycotoxines, des molécules très stables et très toxiques pour le foie. Dans son approche thérapeutique, il considère aussi l’évacuation de toxines.

Son intérêt pour la maladie de Lyme commence lorsqu’un médecin américain lui a parlé de cette maladie et lui demande de concevoir un produit pouvant agir contre les tiques mais aussi qui puisse être utilisé pour traiter les patients, un produit naturel.

Une fois le produit développé, il commence par le tester sur les animaux avec succès.

Puis un médecin lui demande de traiter son chien qui était condamné d’après le vétérinaire. Le chien est traité avec son produit et il s’est rétabli, puis le produit est testé sur d’autres chiens, toujours avec succès.

Ce produit s’est répandu parmi les vétérinaires pour traiter les chevaux également.

Par la suite son produit a été testé par quelques médecins sur certains de leurs patients. Le produit qui est un mélange des huiles essentielles a marché dans beaucoup de patients parfois provoquant des réactions de Jarisch-Herxheimer mais toujours avec des améliorations.

Cela fait 18 ans qu’il travaille sur les borrelies, leur mobilité extrême, leur capacité d’adaptation sur le sang chaud et froid…

Ces bactéries ont un génome important qui leur permettent de fabriquer des protéines de surface voisines des tissus où elles se trouvent et créent un camouflage idéal. Elles ont également une capacité d’enkystement à l’intérieur des cellules, sous une coque protéique inattaquable.

Elles possèdent également une capacité de transmission d’informations entre elles grâce aux 21 plasmides.

C’est ainsi que les borrélies disposent de plusieurs moyens pour s’échapper du système immunitaire et pour fabriquer des résistances lorsque les conditions deviennent défavorables par exemple lors d’une exposition momentanée aux antibiotiques.

Les propriétés recherchées des huiles essentielles selon les principes actifs présents :

Þ    Antibactérienne

Þ    Anti virucide

Þ    Anti-inflammatoire et anti histaminique

Þ    Antalgique et anesthésique

Si la sérologie est négative mais la clinique correspond à une borréliose, le Dr Christophe essaie un mélange des huiles essentielles et au bout d’un mois de traitement il conseille de refaire une sérologie et souvent elle devient positive (il attend que ceci soit confirmé par la science). Pour lui, le test ELISA n’a pas beaucoup d’intérêt car trop de faux négatifs.

Les huiles essentielles sont utilisées en infectiologie pour traiter le paludisme, la mononucléose parmi d’autres maladies.

Les Facteurs de terrain :

En Allemagne, les médecins travaillent beaucoup sur l’acidose, les patients mesurent leur niveau d’acidité, plus on est acide, plus nous avons des chances d’être piqué par les tiques.

Le soutien du foie est très important aussi car souvent avec la maladie de lyme on trouve des calculs biliaires sur les canaux biliaires.

Le traitement par fréquences, est une technique inventée en Russie, et développée par Hilda Clark aux Etats-Unis et actuellement de plus en plus pratiquée en Allemagne.

Parmi les traitements alternatifs, on trouve également le samento, l’argent colloïdal, extrait fluide de Cadère, la pratique du sauna et l’activité physique.

En Allemagne on parle de transmission sexuelle de la maladie, et même par l’alimentation (les borrelies ont été trouvées sur la viande pas cuite et certains produits laitiers), on parle aussi de la transmission mère enfant.

Pour faire un test pour savoir s’il y a une intoxication aux métaux lourds, il recommande le laboratoire Microtrace en Allemagne.

Le Dr Christophe se demande pourquoi la partie adverse reste toujours sceptique après toutes les études qui ont été publiées concernant la persistance de ces infections.

La borrélia possède un génome qui lui permet de constituer une enveloppe externe de protéines voisines à celles des tissus où elles se trouvent, de cette manière elles ne sont donc pas reconnues par les lymphocytes, pas de production d’anticorps donc  les tests de sérologie sont à la limite du négatif.

Origine de la controverse scientifique

La thèse de l’IDSA est indéfendable mais ils ont les moyens pour l’imposer, selon leur théorie si le test Elisa est négatif, la forme chronique n’existe pas et trois semaines d’antibiotiques suffisent. Mais la réalité montre le contraire. Les tests ne sont pas fiables et les patients qui sont traités avec une thérapie de longue durée réussissent à améliorer leur état.

*       *        *       Questions et Réponses*      *       *      

Question 1 La guérison est-elle possible ?

Le Dr Boucher explique que la guérison n’est pas possible car la bactérie s’enkyste et de cette façon persiste dans l’organisme. Néanmoins le patient peut devenir asymptomatique.

Le Dr Teulières recommande l’utilisation des huiles essentielles antibactériennes et anti-inflammatoires à appliquer sur la piqûre par exemple et l’utilisation de la pénicilline après piqûre.

Il préconise la prévention lors des promenades, faire attention aux tiques. Ne pas porter de short, des vêtements peu couvrants, il faut mieux se protéger.

Le Dr Bottero conseille d’utiliser un macrolide lors de la piqûre et viser en même temps la borréliose mais aussi ses co-infections.

Le Dr Horowitz explique que la permethrine est efficace contre les tiques. C’est un produit à appliquer sur les vêtements, il faut aussi savoir enlever les tiques avec des pinces et une antibiothérapie préventive suite à la piqûre mais cibler également les co-infections avec l’utilisation de tétracyclines. Le Dr Horowitz souhaite faire des cultures et mettre en place un traitement en utilisant la chaleur, voir son efficacité. Il attend les fonds pour pouvoir mener cette étude. Ce genre d’étude a été mené pendant les années 30 pour traiter la syphilis, il souhaite essayer ce genre d’approche en ajoutant du flagyl aussi pour les formes kystiques de la bactérie.

Question 2 : Les tests

Le Dr Schaller explique que le test Western blot avec antigène recombinant est le test qu’il faut demander car il est le plus « fiable » actuellement.

Le Dr  Christophe explique qu’il existe un nouveau test en train d’être développé en Norvège, une technique moins coûteuse qui est capable de « désenkyster » les  borrelies, ça serait une « détection par désenkystage ». C’est une technique trop nouvelle qui vient d’être publiée.

Question 3 Les médecins qui ont participé à cette conférence hier

Le Dr Boucher explique que la plupart de médecins qui ont assistés hier, sont des homéopathes, naturopathes, environ 150 médecins, ils ont posé presque les mêmes questions que les patients.

Le Dr Horowitz explique qu’il est en train de travailler sur un nouveau documentaire pour envoyer aux médecins, aux ministres, aux autorités de la santé, etc. Comportant des données scientifiques et il espère que ceci pourra être également accessible pour les médecins.

Question 4 : Traitement simultané pour les métaux lourds et pour la borréliose

Le Dr Horowitz ne voit pas d’objection si on libère les voies de détoxification. Néanmoins, seulement 15 à 25% de ses patients voient une amélioration en suivant un traitement pour les métaux lourds. Il essaie d’abord les co-infections et les hormones.

Le Dr Teulières préfère traiter d’abord les métaux lourds.

Question 5 : Hygiène alimentaire

Le Dr Horowitz a observé que parmi les patients atteints de Neuroborréliose, l’élimination du gluten et de produits laitiers s’est avérée efficace, avec une nette amélioration. Ce type de régime fait partie de son plan de traitement.

Le Dr Boucher explique que ce régime sans caséine et sans gluten a donné quelques résultats positifs sur les enfants autistes avec une amélioration de l’état général.

Question 6 : Errance médicale

Un participant explique qu’il est malade depuis 25 ans, que les médecins n’arrivent pas à poser un diagnostic correct, qu’il a perdu de ce fait confiance dans le système médicale français qui traite les symptômes mais jamais la cause. Son test ELISA pour la maladie de Lyme s’est avéré négatif, néanmoins c’est le flagyl qui l’a aidé le mieux. Mais à ce jour, il n’a toujours pas de médecin. Il souhaite savoir où il peut faire un test plus fiable et avoir accès à un traitement.

Le Dr Teulières lui explique que le test ELISA ne suffit pas, qu’il faut qu’il réalise un test Western Blot qui doit tenir aussi compte de différentes souches de la bactérie. Nous avons le droit en France de faire une épreuve thérapeutique en cas de test négatif. Il faut que cet essai soit réalisé dans les meilleures conditions possibles, avec le bon antibiotique. Il lui conseille de contacter l’association pour avoir les coordonnées d’un bon laboratoire. Concernant le médecin, 150 médecins se sont déplacés hier, l’association doit avoir certainement les coordonnées de ces médecins afin qu’il puisse contacter un médecin proche de sa région.

Question 7 : Antibiothérapie sur les enfants autistes

D’après son expérience dans le traitement des enfants autistes depuis 1989, le Dr Bottero a observé que les antibiotiques sont efficaces dans 70% des cas avec des bons à très bons résultats. Ce succès a été également confirmé par certains médecins du groupe Chronimed, documentés dans certains travaux canadiens qui remarquent également l’importance d’un régime sans gluten et sans caséine.

Les antibiotiques sont utilisés pour débarrasser les vaisseaux des bactéries. L’absence de tests précis ne permet pas de connaitre quand on a réussi à éliminer les infections de manière efficace, quand faut-il arrêter le traitement.

Le Dr Boucher parle des études menées par le Professeur Raymond concernant le régime sans caséine et sans gluten avec antibiothérapie suivi par des enfants autistes, souvent les enfants demandent eux-mêmes de rependre le traitement dès que les symptômes reviennent.

Question 8 – Sur la transmission mère/enfant :

Y a-t-il des données concrètes sur ce type de transmission ?

Le Dr Boucher explique qu’il est très fréquent chez les patients atteints de cette maladie, d’avoir de fausses couches à répétition, il faut un traitement entre 3 et 6 mois au minimum avant d’envisager une grossesse et un traitement également pendant la grossesse afin d’éviter la transmission.

Le Dr Horowitz explique que ses patients ont souvent des fausses couches. Après biopsie du placenta (positif), il a administré de la rocéphine pendant le premier trimestre. Il a traité 120 femmes enceintes qui ont eu des enfants sains suite au traitement.

Le Dr Horowitz explique que le Dr Jones affirme que les mères doivent être traitées avec de l’amoxiciline.

Le Dr Schaller explique que pas tous les enfants sont atteints heureusement mais seulement si la mère a une hygiène de vie parfaite.

Le Dr Bottero explique qu’il y a eu une étude menée par l’Université de Columbia sur la schizophrénie précoce et le fait que très souvent la mère est atteinte de la maladie de Lyme lors de sa grossesse ou bien d’autres co-infections (Chlamydias etc…)

Dr Horowitz explique que les patients atteints sont en général très sensibles aux produits chimiques, il faut donner du glutathione et chasser les toxines environnementales.

Le Dr Teulières recommande d’éviter le gluten car certains de ses patients voient une amélioration au niveau des migraines suite au régime sans gluten. Le gluten provoque de l’inflammation.

Question 9 – Sur la résistance aux antibiotiques

Sur cette question le Dr Horowitz explique qu’il utilise des combinaisons d’antibiotiques pour traiter les différentes formes de la bactérie. Ce sont plutôt les graines données aux animaux qu’on consomme qui cause cette résistance.

Il existe des bons traitements mais il faut savoir les appliquer.

Le Dr Teulières explique qu’avec la combinaison d’antibactériens et antiviraux, on arrivera assez rapidement à des propositions prometteuses.

Question 10- Sur la controverse et les problèmes que rencontrent les médecins qui traitent les patients atteints des formes chroniques de la maladie de Lyme

Le Dr Horowitz explique qu’aux Etats-Unis les médecins sont persécutés aussi et ce sont les patients qui se battent pour défendre leurs médecins.

Le Dr Bottero explique qu’en Angleterre l’Autisme est considéré comme « maladie psychologique » et que les médecins sont persécutés pour traiter cette pathologie sous une autre approche (par exemple ceux qui traitent la maladie de lyme chez les enfants autistes).

Question 11 – Sur le suivi des symptômes

Le Dr Teulières explique qu’il est important de tenir un « carnet de bord » sur les symptômes, afin d’aider les médecins. Il faut noter chaque symptôme avec l’intensité et la fréquence de chacun (évaluation par une échelle de 1 à 5 par exemple) lors de chaque cure.

Quelques articles publiés sur la chronicité de la maladie.

 

1- “Persistence of Borrelia burgdorferi in Rhesus Macaques following Antibiotic Treatment of Disseminated Infection”

Persistance de la bactérie Borrelia Burgdorferi chez des Macaques Rhésus après avoir reçu un traitement pour l’infection disséminée »

Article apparu sur le journal scientifique PlosOne. PLOS One est une revue scientifique, éditée quotidiennement par la Public Library of Science et diffusée exclusivement en ligne. Elle couvre tous les domaines de la biologie et de la médecine sans distinction. Lancée fin 2006, PLOS One se propose de publier des articles scientifiques, évalués par un comité de lecture, en ne tenant pas compte du statut du journal ou du facteur d’impact, pourvu que les travaux soient rigoureusement menés.

Lien vers l’article : http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0029914

Traduction :

La persistance des symptômes suite au traitement antibiotique pour traiter la maladie de Lyme, est toujours sujet de controverse. Les études qui sont présentés ici explorent l’efficacité de la thérapie antibiotique en utilisant des primates non humains.

Les macaques Rhésus ont été infectés par la bactérie B. burgdorferi  et une partie de ces primates ont reçu une thérapie antibiotique aggressive entre 4 et 6 mois plus tard. Plusieurs méthodes ont été utilisées pour détecter les organismes résiduels, y compris l’utilisation des singes (xénodiagnostic) pour nourrir des tiques élevées au laboratoire, la culture, l’immunofluorescence et la PCR.

Les réponses des anticorps à B. burgdorferi ont été mesurées longitudinalement et diminuées chez tous les animaux traités. L’antigène de B. burgdorferi  , son ADN et ARN ont été détectés dans les tissues des animaux traités. Enfin, un petit nombre de spirochètes intactes ont été récupérés par xénodiagnostic des singes traités.

Les résultats démontrent que B. burgdorferi  peut résister à un traitement antibiotique reçu après dissémination de la bactérie dans un hôte primate. Bien que B. burgdorferi  n’est pas connue pour avoir des mécanismes de résistance et est sensible aux antibiotiques standard (doxycycline, ceftraixone) in vitro, la bactérie semble devenir tolérant une fois disséminée dans l’hôte primate.

Cette découverte soulève des questions importantes sur la pathogénicité de la persistance de l’antibio résistance et sur le fait de la possibilité de contribuer aux symptômes qui persistent post-traitement.

Citation: Embers ME, Barthold SW, Borda JT, Bowers L, Doyle L, et al. (2012) Persistence of Borrelia burgdorferi in Rhesus Macaques following Antibiotic Treatment of Disseminated Infection. PLoS ONE 7(1): e29914. doi:10.1371/journal.pone.0029914

Editor: Jean Louis Herrmann, Hopital Raymond Poincare – Universite Versailles St. Quentin, France

Received: July 22, 2011; Accepted: December 6, 2011; Published: January 11, 2012

Copyright: © 2012 Embers et al. This is an open-access article distributed under the terms of the Creative Commons Attribution License, which permits unrestricted use, distribution, and reproduction in any medium, provided the original author and source are credited.

Funding: This work was supported by NIAID grant R01-AI042352 (MTP), R01-AI26815 (SWB and EH), a TNPRC Pilot Study Grant (MEE), and NCRR grant RR00164. The funders had no role in study design, data collection and analysis, decision to publish, or preparation of the manuscript.

Competing interests: The authors have declared that no competing interests exist. 

2-Characterization of biofilm formation by Borrelia burgdorferi in vitro. / Caractérisation de la formation de biofilm par Borrelia burgdorferi in vitro.

Sapi E, Bastian SL, Mpoy CM, Scott S, Rattelle A, Pabbati N, Poruri A, Burugu D, Theophilus PA, Pham TV, Datar A, Dhaliwal NK, MacDonald A, Rossi MJ, Sinha SK, Luecke DF.

Source : Lyme Disease Research Group, Department of Biology and Environmental Sciences, University of New Haven, West Haven, CT, USA. esapi@newhaven.edu

Article apparu sur PlosOne.

Lien vers l’article: http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0048277

Abstract

Borrelia burgdorferi, l’agent causal de la maladie de Lyme, a pendant longtemps été connu pour être capable de former des agrégats et des colonies. Récemment il a été démontré que la formation d’agrégats par la bactérie Borrelia Burgdorferi change de manière radicale la réponse in vitro de cette bactérie face à un environnement hostile. Dans cet étude, nous avons étudié l’hypothèse que ces agrégats sont en réalité des biofilms, des structures dont la résistance aux conditions défavorables est documentée.

Nous avons étudié plusieurs caractéristiques du biofilm de la bactérie Borrelia burgdorferi, y compris les réarrangements structurelles dans les agrégats, les variations dans le développement sur différentes matrices de substrat et la sécrétion d’une matrice de substance polymérique extracellulaire protective (EPS) en utilisant plusieurs techniques de biologie microscopiques, cellulaires et moléculaires.. Les résultats microscopiques de la force atomique ont fourni la preuve que les réarrangements à multi niveaux ont lieu à différents stades du développement global produisant une structure de réarrangement continuel complexe.

Nos résultats ont également démontré que Borrélia Burgdorferi est capable de développer des agrégats sur différents substrats biotiques et abiotiques, et elle aussi capable de former des agrégats flottants. L’analyse de la substance extracellulaire des agrégats pour des potentiels exo polysaccharides a révélé l’existence de deux substrats sulfatés et non sulfatés/carboxylés, principalement composés d’un alginate de calcium et de l’ADN extracellulaire.

En résumé, nous avons trouvé des preuves substantielles pour affirmer que la bactérie Borrelia Burgdorferi est capable de former des biofilms in vitro. La formation du biofilm par différents espèces de Borrlelia pourrait jouer un rôle important pour expliquer leur survie dans des conditions environnementales variées en offrant refuge à des cellules individuelles.

Citation: Sapi E, Bastian SL, Mpoy CM, Scott S, Rattelle A, et al. (2012) Characterization of Biofilm Formation by Borrelia burgdorferi In Vitro. PLoS ONE 7(10): e48277. doi:10.1371/journal.pone.0048277

Editor: Christiane Forestier, Université d’Auvergne Clermont 1, France

Reçu le: 18-04- 2012; Approuvé le: 24-09-2012; Publié le: 24 Octobre 2012

Copyright: © 2012 Sapi et al. This is an open-access article distributed under the terms of the Creative Commons Attribution License, which permits unrestricted use, distribution, and reproduction in any medium, provided the original author and source are credited.

Funding: This work was supported by grants from the Turn the Corner Foundation, the Lyme Disease Association, Lyme Research Alliance and the University of New Haven to ES. The funders had no role in study design, data collection and analysis, decision to publish, or preparation of the manuscript.

Competing interests: The authors have declared that no competing interests exist.

3-Review of evidence for immune evasion and persistent infection in Lyme disease / Etude sur l’évidence d’une immuno évasion et infection persistante de la Maladie de Lyme.

Article apparu sur le site du « Centre américain pour les informations biotechnologiques » Cet organisme fait partie de la Bibliothèque américaine de médecine, une des Instituts américains de la santé.

Lien vers l’article : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3636972/

Publié en ligne 23 avril 2013

Keith Berndtson

Park Ridge MultiMed, Park Ridge, IL, USA

Correspondence: Keith Berndtson, Park Ridge MultiMed, 15 N Prospect Ave, Park Ridge, IL 60068, USA Tel +1 847 232 9800 Fax +1 847 232 9810 Email keith@parkridgemd.com

Author information ► Copyright and License information ►

Copyright © 2013 Berndtson et al, publisher and licensee Dove Medical Press Ltd

This is an Open Access article which permits unrestricted noncommercial use, provided the original work is properly cited.

 

Traduction (Résumé):

La maladie chronique chez les patients atteints de la maladie Lyme est-elle provoquée par une infection persistante? Après trois décenies de recherché de fondamentale et Clinique doivent n’ont pas suffi pour apporter une réponse définitive à cette question. Cet étude décrit les mécanismes connus et présumés des spirochètes du genre Borrelia pour échapper aux défenses immunitaires de l’organisme hôte afin de survivre aux antibiotiques.

L’accumulation de preuves indique que les spirochètes responsables de la maladie de Lyme s’adaptent et persistent chez les hôtes immunocompétents, et ils sont capables de faire persister l’infection malgré un traitement antibiotique agressif. La compréhension des mécanismes de survie du spirochète de la maladie de Lyme a des implications remarquables pour les recherches actuelles et la pratique clinique.

4- Issues in the diagnosis and treatment of lyme disease. / Questions dans le diagnostic et le traitement de la maladie de Lyme.

Article apparu sur Pubmed. PubMed est le principal moteur de recherche de données bibliographiques de l’ensemble des domaines de spécialisation de la biologie et de la médecine. Il a été développé par le Centre américain pour les informations biotechnologiques (NCBI), et est hébergé par la Bibliothèque américaine de médecine des Instituts américains de la santé. Cet article a été écrit par le Dr Sam Donta du Département de Médicine (Maladies infectieuses) de l’hôpital de Falmouth. Le Dr Donta est un ancien membre de l’IDSA (Infectious Disease Society of America) qui a par la suite reconnu la chronicité de la maladie. Les recommandations de l’IDSA sont la base de l’actuel consensus européen du 2006.

Lien vers l’article: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23248715

Traduction

Depuis que l’agent pathogène de la maladie de Lyme a été identifié il y a plus de 30 ans, il reste encore des questions concernant le diagnostic et le traitement de la maladie. Dans cet article, ce qui est connu sur la maladie sera révisé et nous décrierons l’approche pour un diagnostic et traitement réussi. Lorsque l’on considère le diagnostic de la maladie de Lyme, le problème majeur est l’impossibilité de documenter l’existence et l’emplacement de la bactérie.

Après que le transfert initial de la bactérie à partir de la tique Ixodes vers l’hôte humain, les spirochètes se disséminent localement mais après la phase initiale bactériémique, les organismes ne peuvent plus être trouvés de manière fiable dans les fluides corporels. La bactérie est probablement présente dans des sites sous-cutanés et loci intracellulaires. Actuellement, l’utilisation d’anticorps dirigés contre des antigènes spécifiques de la bactérie sont le moyen standard de diagnostiquer la maladie, mais les anticorps spécifique ne sont pas un moyen adéquat pour évaluer la présence ou l’absence de cet organisme.

Il est nécessaire d’avoir un antigène de Lyme plus spécifique comme un complément plus définitif pour le diagnostic clinique. En ce qui concerne la maladie de Lyme, la première phase est généralement facile à traiter. Mais c’est pour a forme chronique de la maladie qu’on constante un gros manque d’information, ce qui conduit souvent à des recommandations erronées sur la nature et curation des traitements.

Par conséquent, les recommandations souvent citées concernant la durée du traitement (par exemple quatre semaines est une durée adéquate) n’ont aucune base factuelle pour justifier ces recommandations qui souvent conduisent à la conclusion qu’il existe une autre raison, peut-être psychosomatique pour que les symptômes persistent. B. Burgorferi est sensible à divers antibiotiques tels que les pénicillines, tétracyclines, et macrolides mais il y a un nombre de facteurs atténuants qui ont une influence sur l’efficacité clinique de ces antibiotiques et ces facteurs sont abordés.

Un traitement réussi pour la maladie de Lyme semble être lié à l’utilisation d’antibiotiques spécifiques sur une période de temps suffisante. D’autres essais de traitement seraient utiles pour trouver les meilleurs schémas et durées de traitement. Actuellement, le diagnostic de la maladie de Lyme est basé principalement sur le tableau clinique.

La physiopathologie de la maladie reste encore à être déterminée, et le fondement de la maladie chronique a besoin de recherches supplémentaires. La question sur l’existence d’une infection chronique, d’une auto immunité contre les antigènes résiduels ou persistants, et sur la question des toxines ou autres produits associés aux bactéries comme étant responsables des symptômes et de signes tout ceci reste à déterminer.

5- Evaluation of in-vitro antibiotic susceptibility of different morphological forms of Borrelia burgdorferi.

Evaluation in vitro de la sensibilité aux antibiotiques des différentes formes morphologiques de Borrelia burgdorferi.

Sapi E, Kaur N, Anyanwu S, Luecke DF, Datar A, Patel S, Rossi M, Stricker RB.

Source

Lyme Disease Research Group, Department of Biology and Environmental Sciences, University of New Haven, New Haven, CT, USA;

Article apparu sur Pubmed

Lien vers l’article: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21753890

Résumé

CONTEXTE:

La maladie de Lyme est une maladie transmise par les tiques provoquée par le spirochète Borrelia Burgdorferi. Bien que la thérapie antibiotique est en général efficace au début de la maladie, la rechute peut se produire lorsque l’administration d’antibiotiques est interrompue. Des études ont suggéré que la résistance et la récurrence de la maladie de Lyme pourrait être due à la formation de différentes formes morphologiques de B. Burdorferi, à savoir les organismes ronds (kystes) et les colonies de biofilms. Une meilleure compréhension de l’effet des antibiotiques sur toutes les formes morphologiques de B. Burgdorferi est donc cruciale pour fournir un traitement efficace pour la maladie de Lyme.

METHODES:

Les trois formes morphologiques de B. Burgdorferi (spirochètes, corps ronds, et colonies de biofilms) ont été produites par l’utilisation des nouvelles méthodes de culture. La concentration minimale inhibitrice et bactéricide de cinq agents antimicrobiens (doxycycline, amoxicilline, tigecycline, metronidazole et tinidazole) contre les spirochètes de B. burdorferi ont été évaluées en utilisant la technique de micro dilution standard publiée. La sensibilité des formes spirochètes et corps ronds face aux antibiotiques ont été évalués par le biais d’une microscopie à fluorescence (BacLight t™  coloration de viabilité) et d’une microscopie en champs sombre (comptage cellulaire direct), et ces résultats ont été comparés en utilisant la technique de micro dilution. Les effets qualitatifs et quantitatifs des antibiotiques contre les colonies de biofilms ont été évalués en utilisant la microscopie à fluorescence et en champs sombre respectivement.

RESULTATS:

La Doxycycline réduit les spirochètes de 90% mais augmente le nombre de formes de corps ronds jusqu’au double. L’amoxicillin réduit le nombre de spirochètes de 85%-90% et les corps ronds de 68%, tandis que le traitement par metronidazole permet la réduction des spirochètes de  90% et de corps ronds de 80%. La Tigecycline et le tinidazole ont réduit les spirochètes tout comme les corps ronds de  80%-90%. Quant aux effets quantitatifs sur les colonies de biofilm lorsqu’ils ont été évalués, les cinq antibiotiques réduisent la formation de ces colonies de seulement 30%-55%. Quant aux effets qualitatifs, seulement le tinidazole a réduit les organismes viables de 90%. Après le tratiement avec les autres antibiotiques, les organismes viables ont été detectés dans 70-85% des colonies de biofilm.

CONCLUSION:

Les antibiotiques ont des effets différents sur les différentes formes de B. Burgdorferi. La persistance des organismes viables sous la forme des corps ronds et colonies de biofilm peut expliquer l’échec dans le traitement et les symptômes persistants suite au traitement antibiotique pour la maladie de Lyme

6- Invasion of the Central Nervous System by Intracellular Bacteria

Invasion du système nerveux central par des bactéries intracellulaires

Article apparu sur le site du « Centre américain pour les informations biotechnologiques » Cet organisme fait partie de la Bibliothèque américaine de médecine, une des Instituts américains de la santé.

Lien vers l’article: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC387409/ Invasion of the Central Nervous System by Intracellular Bacteria

Douglas A. Drevets,1,* Pieter J. M. Leenen,2 and Ronald A. Greenfield1

Department of Medicine, Oklahoma University Health Sciences Center and the Veterans Affairs Medical Center, Oklahoma City, Oklahoma,1 Department of Immunology, Erasmus MC, Rotterdam, The Netherlands2

*Corresponding author. Mailing address: VAMC 111/C, 921 NE 13th St., Oklahoma City, OK 73104. Phone: (405) 270-0501 ext. 3284. Fax: (405) 297-5934. E-mail: douglas-drevets@ouhsc.edu

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Copyright © 2004, American Society for Microbiology

This article has been cited by other articles in PMC. 

Traduction du contenu de l’article (Résumé):

L’infection du système nerveux central (SNC) constitue un événement sévère et souvent fatal au cours des maladies provoquées par des microbes présentant des cycles de vie principalement intracellulaires. A titre d’exemple citons la bactérie intracellulaire facultative Listeria monocytogenes, Mycobacterium tuberculosis, Brucella et Salmonella spp. Ainsi que les microbes intracelullaires obligatoires tels que ceux qui appartiennent à la famille des Rickettsiaceae et  and Tropheryma whipplei.

Malheureusement les mécanismes utilisés par les pathogènes intracellulaires bactériales pour rentrer dans le SNC sont moins connus que ceux utilisés par les pathogènes bactériales présentant un cycle de vie extra cellulaire. Le but de cet étude est d’établir la manière dont ces pathogènes intracellulaires bactériales infectent le Système nerveux central. Cet étude résume les découvertes cliniques et pathologiques liées aux infections du SNC chez les humains et comprend des données expérimentales à partir du model animal qui expliquent la façon dont ces microbes pénètrent dans le SNC. Des données récentes montrent que L. monocytogenes peut envahir le SNC par le biais de plusieurs mécanismes ce qui constitue un modèle utile afin de discuter les différents voies de néuro invasion utilisées par les pathogènes intracelullaires bactériales. 

Les co-infections de la maladie de Lyme

La maladie de Lyme est provoquée principalement par une bactérie appelée Borrélia Burgdorféri, mais d’autres pathogènes peuvent intervenir et rendre le traitement plus difficile:

Les plus souvent cités avec la maladie de Lyme sont : les Ehrlichias (appelées maintenant Anaplasma), les Babésias, les Bartonellas, des Mycoplasmes, les Chlamydiae, des Rickettsies comme la Coxiella Burnetii, responsable de la fièvre Q.

On peut également trouver parfois l’agent viral de l’encéphalite à tiques et  leishmania.

Certains médecins pensent que les cytomégalovirus rendent plus difficile le traitement.

Ces infections ne sont pas toutes transmises par les tiques mais peuvent se développer sur un organisme dont le système immunitaire est affaibli  par la maladie de Lyme.

Bien d’autres infections restent à découvrir.

Il est important avant de commencer un traitement pour la maladie de Lyme de faire un inventaire complet de toutes les infections présentes car elles peuvent rendre le traitement radicalement différent.

Les analyses existantes

Pour détecter un microbe on peut se baser sur l’existence d’anticorps produits par l’organisme pour lutter contre l’infection. Ce genre d’analyse qui vise à mesurer la présence d’anticorps dans le sang s’appelle en général une sérologie.

L’inconvénient de ce genre d’analyse est que si le système immunitaire est affaibli par la maladie de Lyme ou une des autres infections, il peut produire trop peu d’anticorps pour permettre une détection. D’autre part le résultat est peu spécifique et on peut avoir des résultats faussement positifs dus à un autre pathogène.

Une autre technique de détection des germes consiste à détecter leur ADN. C’est ce que l’on appel une PCR (Polymerase Chain Reaction).

Ce genre de test est très spécifique et ne dépend pas de la réaction immunitaire du malade. Il ne détecte toutefois le microbe que s’il est en quantité suffisante dans l’échantillon à analyser.

La borrélia est difficilement détectable par PCR dans le sang ou le liquide céphalorachidien en effet ce microbe circule dans le sang principalement sous sa forme kystique, plus difficile à détecter par PCR.

La babésia demande aussi parfois plusieurs analyses avant qu’une soit une positive. Au Etats-Unis il est souvent pratiqué cinq analyses espacées d’une semaine pour détecter la babésia.

On peut aussi essayer de détecter les microbes visuellement au microscope. C’est ce qu’on appel un frottis. Cette technique est utilisée pour la babésia dans certains laboratoires. Cependant, dans les cas humains de Babésiose chronique (contrairement aux cas vétérinaires) la parasitémie est relativement faible et pour la détecter par cette technique il faut passer très longtemps sur un frottis.

Analyses en France

Dans le laboratoire Pasteur Cerba à Paris on peut faire :

– Bartonella henselae et quintana (sérologie)

– Mycoplasmes (sérologie)

– Brucella (sérologie)

– Fièvre Q (sérologie)

– Cytomégalovirus (sérologie et PCR)

– Leishmania (sérologie et culture)

– Encéphalite à tiques (sérologie)

– Lyme (sérologie)

Pour faire ces tests il suffit d’aller faire le prélèvement dans un laboratoire qui travaille avec Pasteur Cerba, et celui ci s’occupera de l’acheminement. Pour plus d’informations consultez leur site web : http://www.pasteur-cerba.com/

A l’hôpital de Marseille on peut faire :

– Ehrlichia (sérologie et PCR)

– Rickettsies (sérologie et PCR)

– Bartonella (sérologie et PCR)

Il faut dans ce cas que le médecin traitant prenne contact avec le service de l’hôpital et leur communique les données cliniques qui justifient cette analyse.

Un chef de service est monsieur Brouqui. Tel : 04 91 32 43 75

Les échantillons sont à envoyer à l’adresse suivante :

Unité des rickettsies

Faculté de médecine

27 boulevard Jean Moulin

13385 Marseille cedex 5

Dans le laboratoire universitaire d’analyses médicales de Strasbourg on peut faire :

–        Bartonella henselae (sérologie et PCR)

–        Cytomégalovirus (sérologie et PCR)

–        Lyme (PCR)

Le site web est : http://lamulp.u-strasbg.fr/

Plusieurs analyses pour les co-infections ne peuvent pas être effectuées en France il faut dans ce cas se tourner vers des laboratoires à l’étranger.

Analyses en Suisse

Laboratoire Viollier (http://www.viollier.ch) peut tester entre autres:

– Bartonella henselae et quintana (sérologie)

– Chlamydia pneumoniae

Coxiella burnetii (Fièvre Q)

– Yersinia enterocolitica/pseudotuberculosis

– Encéphalite à tique

– Cytomégalovirus

– CD3, CD4, CD19, CD57

Laboratoire Concilia (http://www.consilia-sa.ch) peut tester en Western Blot :

–        B.garinii

–        B.afzelii

–        B.burgdorferi sensu stricto

–        B.valaisiani

N :B Liste non exhaustive


Analyses en Espagne

En Espagne dans le laboratoire vétérinaire de M Barba on peut faire :

– Babesia (PCR)

– Ehrlichia (PCR)

– Brucella (PCR)

– Bartonella henselae (PCR)

– Chlamydia (PCR)

– Mycoplasmes (PCR)

– Leishmania (PCR)

– Lyme (PCR)

Ces tests ont l’avantage d’être valable pour toutes les souches de chaque espèce. Ca coûte environ 24 euros par test et il faut compter 45 euros pour l’envoi en Chronopost.

Il faut envoyer un tube EDTA (tube violet) de sang complet de 4ml (sans héparine) pour faire l’ensemble des tests. Il est plus prudent d’envoyer deux tubes au cas où l’un des tubes s’ouvrirait durant le transport.

L’adresse où envoyer les tubes est :

Laboratorio Dr Barba

Calle Segovia, 45

28005 Madrid

Espagne

Pour plus de précisions vous pouvez écrire en français à M Barba. Son mail est c.barba@recol.es

Il n’y a pas de formalité douanière à effectuer. Il faut juste cocher la case « envoi de documents » sur le paquet.

Le site web du laboratoire Barba est : http://es.geocities.com/laboratoriobarba/ (en Espagnol)

Analyses en Allemagne

Dans le laboratoire de M Ackerman on peut faire :

– Babesia (sérologies)

– Ehrlichia (sérologies)

– Bartonella (sérologies)

– Rickettsies (sérologies)

– Fièvre Q (sérologies)

Il faut envoyer un tube de 9ml de sang complet ou de sérum. Ca coûte environ 35 euros par test sauf bartonella 70 euros.

L’adresse où envoyer les tubes est :

Borrelienlabor Prof Ackerman, Dr Lemfried und Dr Lembke

An der Wachsfabrik 25

D – 50996 Köln

Allemagne

Tel : + 49 223639110

Dans le laboratoire : Institut für Medizinische Diagnostik il existe un test pour la borrélia qui est différent d’une sérologie et d’une PCR. Il s’agit du test Lymphocytes Transformation Test Borrelia (LTT-Borrelien). Ce test est basé sur la détection de la transformation des lymphocytes qui ont rencontré une borrélia. Le test coûte environ 157 euros.

Il faut demander un kit de prélèvement au laboratoire. Le test doit être fait dans les 24 heures suivant la prise de sang.

L’adresse est :

Institüt für Medizinishe Diagnostik

Nicolai strasse 22

12247 Berlin-Steglitz

Allemagne

mail : info@IDM-Berlin.de

Le site web du laboratoire est : http://www.imd-berlin.de/

Analyses en Italie

Dans le laboratoire du Dr Tarello on peut faire des frottis pour ehrlichia et babésia.

L’adresse est :

Drs Walter Tarello & Natascia Riccieri
Laboratory of Microscopy
Postal address : C.P. 1644
06129 Perugia

Italie

email: wtarello@yahoo.it

Analyses en Belgique
Institut de Médecine Tropicale Prins Leopold,
Laboratoire de biologie clinique
Kronenburgstradt 43/3, 2000 Anvers 1, Belgique
Tel. 00 32 3 247 64 07

Analyses aux Etats-Unis

Dans le laboratoire Bowen on peut faire la recherche sur frottis de Babesia et d’Ehrlichia.

Le prix est d’environ 250 USD pour l’ensemble de ces deux tests plus une détection de la Borrélia par une autre technique.

Pour faire un envoi il faut que votre médecin se mette en contact avec le laboratoire pour remplir un questionnaire et faire les papiers pour la douane. Si vous ne faites pas les papiers pour la douane, le colis ne passera pas la frontière.

Pour la douane il faut faire une facture pro-format et une déclaration « Toxic Substance Control Act 5 » signée par le médecin. Ces papiers sont en principe disponibles chez le transporteur. La déclaration de douane peut être la suivante : « Sang humain pour analyse médicale. Non dangereux ».

Il est préférable d’utiliser Fed Ex pour un envoi vers les Etats-Unis car ils y ont un réseau bien développé et le temps d’acheminement sera plus court. Il faut compter environ 60 euros pour les frais de port.

Le site web du laboratoire Bowen est : http://www.bowen.org/  (en anglais)

Dans le laboratoire MDL on peut faire :

– Ehrlichia (PCR)

– Babesia (PCR)

– Bartonella henselae (PCR)

– Brucella (PCR)

– Mycoplasmes (PCR)

– Lyme (PCR)

C’est en principe le laboratoire le plus réputé pour les PCR.

Comme pour Bowen il faut passer par votre médecin pour se mettre en contact avec eux et faire les papiers pour la douane.

Les échantillons de sang sont à expédier dans des tubes jaunes fournis par le laboratoire.

Les échantillons doivent en principe arriver au laboratoire dans les 48 heures suivant le prélèvement ce qui est difficile depuis la France en raison de formalités de douane particulièrement longues coté français.

Les prix sont de l’ordre de 180 USD par test.

Le site web du laboratoire MDL est  : http://www.mdlab.com/ (en anglais)


Dernières suggestions

Avant de faire les tests PCR certains médecins recommandent de faire un exercice physique 3 heures avant la prise de sang puis de prendre un bain chaud.

Il est également préférable de ne pas prendre de médicaments pendant plusieurs semaines voir plusieurs mois avant la prise de sang.

Autres tests intéressants

Chez certain patients atteints par la maladie de Lyme depuis des années il a été noté que le nombre de lymphocytes NK CD3- CD 57+ était plus bas que la normale. C’est une indication de l’activité de la maladie.

En France ce test peut être fait chez Pasteur-Cerba. http://www.pasteur-cerba.com/ . Pour être valable l’analyse doit être faite rapidement après le prélèvement.

Il faut trouver un labo qui travaille avec Pasteur Cerba et bien préciser que le tube doit être rapidement acheminé.

http://www.eclipx.ch/lyme/documents/ou_faire_les_tests.doc

Présentation

Je m’appelle Alexandra.

Je suis traductrice diplômée en traduction juridique et linguiste en langue anglaise et espagnole. J’ai fait mes études en France et à l’étranger. J’avais 27 ans quand tout a commencé. J’avais des projets, j’avais commencé à faire une belle carrière à un niveau international jusqu’au jour où je perds mon travail à cause des troubles de la mémoire et des infections à répétition. Vers la fin de 2007, les symptômes qui envahissaient mon quotidien depuis quelque temps deviennent ingérables. Depuis le début de ma maladie, je cherche désespéramment la cause de tous ces troubles : ces douleurs articulaires et musculaires insupportables, la fièvre en quasi permanence (au début) et cette perte de mémoire troublante.  Je vois donc plusieurs médecins, plusieurs spécialistes (neurologues, rhumatologues, internistes, etc) aucun n’a cherché à déceler la cause, on m’a vite classée comme étant un  « cas psy », mes douleurs probablement « imaginaires »,  mes troubles de mémoire « inventés » ma prise de poids monumentale « car je devais manger trop », sans se soucier pour ce dernier  d’écarter une cause thyroïdienne…

En 2008 mon médecin généraliste à l’époque va vite trouver « l’étiquette  fibromyalgie », à partir de ce moment, on ne cherchera plus du tout la cause, ou d’autres causes éventuelles, il n’y aura aucune  prise en charge pour cette maladie non plus. Les expériences qui ont suivi à l’hôpital Salpétrière en 2009 ne sont pas plus « victorieuses ». Au sein du Service du Professeur Fautrel,  ce dernier me colle également  « l’étiquette fibro »  sans tenir compte de mes autres symptômes, ma perte de concentration et de mémoire à seulement 33 ans !!! Pire encore,  le Professeur Fautrel lui-même me dit clairement que je dois avoir un suivi psychologique pour « guérir ma maladie » [sic], que je n’aurai le droit à aucune prise en charge pour soigner ma maladie mise à part ce suivi psychologique (et ce à ma charge car en realité les psychologues ne sont pas remboursés par la Sécu).

Vers la fin de cette année je deviens de plus en plus malade, je développe une faiblesse musculaire, mes troubles de mémoire ne cessent de s’accentuer, ma fatigue devient handicapante.

Sans aucun espoir, suite à la constatation d’une grande sécheresse oculaire et buccale en 2010 mon ophtalmologue me conseille de voir le Dr Thi-Huong-Du LE BOUTIN, spécialiste en médecine interne à l’hôpital Salpêtrière (encore une fois) qui après quelques questions, sans aucun examen à l’appui me laisse partir en se prononçant uniquement sur ma prise de poids, me culpabilisant et me conseillant de prendre de l’aspartame pour pouvoir maigrir…[sic]

Désespérée face à l’indifférence médicale en France, je décide de consulter un médecin à l’étranger. En septembre 2011 je vois un spécialiste aux Pays Bas, qui m’a fait passer divers examens dont une PCR pour la maladie de Lyme qui s’est avéré très positive.

En novembre 2011 après 9 ANS d’errance médicale, j’arrive enfin à connaitre la vraie cause de tous mes symptômes, et pour une fois ce n’est pas une « simple étiquette » mais un vrai diagnostic basé sur les résultats de mes analyses mais aussi sur mes symptômes cliniques y compris ma perte de mémoire… Je souffre donc d’une neuro borréliose, un traitement antibiotique devrait améliorer mes symptômes et  ma qualité de vie.

Mais il a fallu longtemps pour trouver un spécialiste en France qui connaisse la maladie car la Borréliose de Lyme sous sa forme CHRONIQUE est tout simplement ignorée, pas correctement soignée et rarement diagnostiquée dans ce pays et à ce jour je ne reçois pas encore une prise en charge réelle pour ma maladie. On me donne du Métronidazole pour une autre infection, et je constate une amélioration nette, mais le médecin qui me prescrit ce traitement ne veut pas renouveler le traitement par « peur » de rencontrer de problèmes pour traiter une borréliose chronique. En gros, on vous laisse crever, débrouillez vous.

Néanmoins, quelques mois après mon diagnostic, après quelques examens simples, un médecin en France décèle également un hypothyroïdisme, des nodules dans ma thyroïde, ce qui explique ma prise de poids, d’après les images, je suis également atteinte d’une athérosclérose cérébrale, avec suspicion d’Alzheimer précoce, ce qui explique ma perte de mémoire…  Non, ce n’était pas « dans ma tête », non, je ne « mangeais pas trop », non, je n’étais pas « hypocondriaque »…Je souffrais d’une vraie maladie que personne a voulu tenir  compte. Une maladie bien réelle, qui a détruit ma vie depuis 2003.

Aujourd’hui je me bats pour garder mon travail à mi temps, une vraie lutte quotidienne car il est très difficile d’exercer la profession de traducteur avec de tels troubles neuro cognitifs.

D’autre part, à force d’être négligée en tant que patiente, d’être traitée comme une malade mentale, la seule famille que j’avais en France s’est tourné aussi contre moi, j’ai donc tout perdu à cause de l’incompétence médicale, à cause du manque d’information.

Neuf ans d’errance médicale pour une maladie tout à fait soignable voire guérissable si elle est prise à temps, est INACCEPTABLE. Neuf ans de souffrance, neuf ans de torture, de moqueries, d’indifférence de la part du corps médicale, tout ceci est  inacceptable. Une fois diagnostiquée, devoir encore se battre pour un traitement pendant encore deux ans alors qu’on est déjà trop malade,  avec aucun soutien médical, familial ou financier souvent tout ceci et inacceptable et devrait cesser immédiatement.

J’espère que ce témoignage pourra servir à d’autres personnes qui se trouvent dans une situation similaire. J’espère ne pas avoir sacrifié toutes ces années en vain, j’espère enfin que le gouvernement français assumera sa responsabilité et mettra à disposition les moyens nécessaires pour améliorer l’accès au diagnostic et aux soins des patients atteints de borréliose de Lyme au stade chronique, pour que plus jamais des vies soient sacrifiées…

J’ai décidé de faire blog afin d’alerter sur les dangers de ces faux diagnostics (fibromyalgie, syndrome de fatigue chronique, sclérose en plaques, lupus, polyarthrite rhumatoïde… la liste est longue), ainsi que pour mettre à disposition des informations traduites pour ceux qui traversent une situation similaire à la mienne.

Ouvrez les yeux, faites vos recherches et n’acceptez jamais la parole d’un médecin comme si elle était « sacrée ». C’est de votre vie qu’il s’agit, informez-vous pour mieux vous défendre. Knowledge is power!

DrHouseBrain

Bonne lecture.

NB : L’information présentée sur ce blog concernant les traitements ne peut aucunement substituer le conseil médical. Je ne suis pas responsable de la mauvaise utilisation de ces informations. Consultez votre médecin (de confiance) pour vos questions concernant les traitements médicaux.

Maladie de Lyme ou borréliose chronique

La maladie de Lyme, nommée « Borréliose » en Europe, ou encore « Borréliose de Lyme », est une maladie bactérienne. Elle est multiviscérale (pouvant affecter divers organes) et multisystémique (pouvant toucher divers systèmes). Elle évolue sur plusieurs années ou décennies, en passant par trois stades (ces stades étant théoriques, car en réalité plus ou moins différenciés, parfois entrecoupés de périodes de latence; ils peuvent se chevaucher pour certains symptômes). Non soignée et sans guérison spontanée au premier stade, après une éventuelle phase dormante, cette maladie peut à terme directement ou indirectement affecter la plupart des organes humains, de manière aiguë et/ou chronique avec des effets différents selon les organes et les patients, et finalement conduire à des handicaps physiques et mentaux. Des séquelles et rechutes sont possibles. Les critères diagnostiques, les dépistages, les traitements, comme l’aspect chronique de cette maladie font actuellement l’objet d’une controverse dans le monde médical, entre experts mondiaux.

De nouvelles souches ou sous-espèces émergentes ont récemment été identifiées, également susceptibles de causer la maladie chez des hôtes humains, peut-être avec des symptômes ou étiologies différentes ;

D’autres génospecies de B. burgdorferi (sensu lato) ont été trouvées et sont suspectées de causer la maladie (sans que cela ait déjà été confirmé en culture), dont

Plusieurs de ces génospecies ont comme des vecteurs des tiques qui n’étaient pas considérées comme vectrices de la maladie de Lyme.

« Borrelia burgdorferi sensu lato » désigne un « complexe » d’une trentaine d’espèces de borrélies dont quatre sont des pathogènes capables de déjouer le système immunitaire humain : B. burgdorferi sensu stricto (ss), la plus présente aux États-Unis et B. garinii, B. afzelii, B. spielmanii en Europe. Chacune de ces bactéries semble préférentiellement cibler certains organes. Toutes provoquent un érythème en première phase, mais B. garinii a plutôt des effets neurologiques, B. burgdorferi ss provoque plutôt des arthrites alors que l’ACA évoque plutôt B. afzelii. Les quatre espèces pathogènes circulent en Europe tandis qu’une seule, B. burgdorferi sensu stricto, semble très largement dominer aux États-Unis (mais des formes jugées émergentes semblent exister).

Borrelia burgdorferi sensu stricto est le spirochète qui est la cause presque exclusive de la maladie de Lyme en Amérique du Nord (Canada, États-Unis, Alaska), où il cause surtout des arthrites de Lyme et des douleurs de type rhumatismales (mais toujours sans acrodermatite) ;
Borrelia burgdorferi (sensu lato) , qui désigne un complexe de plusieurs espèces de borrélies pathogènes rencontrées en Eurasie. En Europe, dans ce groupe, B. Burgdorferi est plus rare, alors que d’autres borrélies (Borrelia afzelii « sous-groupe européen » et Borrelia garinii « sous-groupe européen » notamment) semblent impliquées dans la plupart des cas européens et asiatiques, ainsi parfois que B. spielmanii.

Quand on parle de plusieurs espèces réunies sous le terme générique de « Borrelia burgdorferi sensu lato » (bien préciser dans ce cas « sensu lato » pour éviter les confusions et erreurs de diagnostic) ;

Borrelia afzelii est considérée comme étant plutôt « dermatotrope » (ciblant la peau et source de « dermatoborrelioses »), en y provoquant notamment l’acrodermatite chronique atrophiante, avec des symptômes évoquant ceux d’un lichen plan (sclérodermie localisée).

Borrelia garinii est considérée comme plutôt « neurotrope »  (ciblant les nerfs, et source de « neuroborrélioses » ; 1ère source probablement de neuroborréliose en Europe) ;

…mais les manifestations cliniques se chevauchent souvent, notamment en raison de possibles co-infections.

Symptomatologie :

La maladie présente diverses formes et se développe en trois stades et peut affecter divers organes et systèmes de l’organisme, avec une gamme variable de symptômes, non systématiques : tous les malades ne présentent pas tous les symptômes. Et beaucoup de ces symptômes ne sont pas spécifiques de la maladie de Lyme et peuvent apparaître dans d’autres maladies. De plus, en raison de facteurs mal compris (virulence de la bactérie, immunité du patient, co-infection..), le temps qui sépare la piqûre de l’apparition des symptômes, ou période d’incubation, varie. Ce délai est le plus souvent de 1 à 2 semaines, mais il est parfois raccourci à quelques dizaines d’heures, ou au contraire étendu à plusieurs mois ou années. La maladie est parfois asymptomatique (sans symptômes apparents) ; des infections asymptomatiques ont été détectées chez presque 7 % des personnes infectées aux États-Unis, mais le taux d’infection sans symptômes pourrait être bien plus élevé en Europe.

Il existe des risques d’erreur de diagnostic de par la grande diversité des symptômes, la maladie de Lyme pouvant conduire à de nombreux diagnostics erronés, comme la sclérose en plaques, le lupus, la polyarthrite rhumatoïde, la fibromyalgie, la fatigue chronique, la dépression, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, l’autisme et bien d’autres.

En 2006, O. Peter estimait que la sensibilité des tests au stade précoce était encore limitée (sensibilité de 50 % environ). De ce fait, il y a un grand nombre de malades qui ne sont pas diagnostiqués ou qui reçoivent des diagnostics erronés. Le diagnostic doit être basé principalement sur les symptômes car les tests actuels sont peu précis en cas de résultat négatif. Il existe, par exemple, des cas d’arthrites de Lyme à sérologie négative…

Les co infections liées à la maladie (une tique peut transmettre non seulement la borréliose mais aussi d’autres infections telles quel a bartonellose, babésiose, mycoplasme, rickettssiose…) vont compliquer encore plus le diagnostic et doivent également être traitées.

Voici un Extrait du texte du Dr Hopf-Seidel concernant la « Borréliose chronique et persistante » :

Comment reconnaître une infection borrélienne, lorsqu’on n’a pas de souvenir d’ érythème migrant, ni piqûre de tique?

C’est une question qui se pose, dès lors qu’apparaissent subitement dans le cours de la vie, des symptômes inhabituels en général et souvent variables et qui, dans la recherche médicale traditionnelle, ne trouvent aucun diagnostic plausible. Car la routine des paramètres de laboratoire, comme les électrocardiogrammes, radiographies, tomographies (CT scanner), résonance magnétique nucléaire (RMN ou IRM), et même l’électrophysiologie ne trouvent le plus souvent, aucun résultat probant.

En présence d’une maladie telle camouflée et aussi tant diversifiée que lors d’infection borrélienne avec ses multiples symptômes, physiques, psychiques et cognitifs, (qui naturellement ne se manifestent pas tous chez un même patient; cependant toujours sous combinaison individuelle), il est très important pour la pose du diagnostic, de procéder à un examen médical approfondi incluant les techniques adéquates en médecine interne, neurologie, psychologie et ophtalmologie afin de vérifier somme toute les différentes singularités du corps citées dans la paragraphe « symptômes » plus loin.

Malheureusement, il arrive toujours encore aujourd’hui que de nombreuses personnes atteintes de borréliose, pour la seule raison de nombreux symptômes dont aussi des modifications psychiques, se retrouvent dans les « tiroirs psychiques » et puis après un diagnostic de « troubles somatiques » sont dirigées vers une seule et unique direction : la psychothérapie et la psychiatrie. Après une cause organique possible, comme par exemple une infection, par laquelle suivent ces nombreux symptômes, en général aucune recherche différentielle n’est exécutée […]]

La même chose peut se produire, lorsque l’analyse du LCR (liquide céphalo rachidien) ne démontre aucune anomalie et/ou aucun anticorps aux borrélies. C’est là que l’annonce au patient: «vous n’avez pas de borréliose» bien que cela devrait annoncer« vous n’avez pas de neuroborréliose aiguë» Car une borréliose persistante et chronique ne montre (plus) aucune anomalie du LCR, si les modifications inflammatoires ne se situent pas dans l’environnement de la moelle épinière.

Même, en tenant compte de toutes les données de l’anamnèse et malgré un examen médical approfondi, la reconnaissance d’une infection borrélienne dans sa forme chronique n’est nullement simple et tous les registres diagnostics disponibles doivent être utilisés.

Quels symptômes cliniques sont suspects lors d’une borréliose chronique et persistante ?

La suspicion de la présence d’une borréliose chronique et persistante devrait toujours être envisagée dès lors que plus d’un (en règle générale plus que trois) symptômes suivants donnent sujets à plainte. Ceci est valable pour tous les cas, dans lesquels les patients ont souvenance d’une piqûre de tique et/ou d’un EM ou si divers symptômes reviennent toujours sous forme de poussées et ensuite aussi disparaissent sans aucune thérapie.

Þ   Fatigue et épuisement prononcés et durables, sans effort physique préalable (une sieste tout comme des allongements fréquents journellement obligatoires !).

Þ   Fortes douleurs dans les articulations, avec localisation changeantes qui sans aucun traitement disparaissent spontanément. Formation d’épanchements, fréquemment et en partie relativement grands avant tout aux genoux ou à l’articulation des hanches (souvent dans les genoux ils sont même indolores).

Þ   Maux de tête violents, le plus souvent diffus, mais aussi unilatéralement ou en forme de cercle tout autour du crâne ou en forme d’une « casquette ». Il existe aussi un «mal aux pointes des cheveux» avec douleurs lors du coiffage ainsi que des douleurs de la gorge et de la base de la langue tout comme dans la nuque et les épaules.

Þ   Sinusites récidivantes et souvent non guéries, avec gonflements des muqueuses.

Þ   Gonflements des ganglions lymphatiques, avec ou sans douleurs, au cou ou dans la nuque, sous les épaules et dans les aines.

Þ   Douleurs musculaires et crampes dans tout le corps, sans effort préalable (les enzymes CK et/ou LDH sont en principe aussi en hausse).

Þ   Douleurs aux tendons et ligaments et des gaines tendineuses ou douleur de la voûte plantaire par irritation fasciite plantaire (Plantarfasziitis) avec douleurs de mobilité matinales.

Þ    Douleurs de «plaies» des fixations des côtes dans le sternum et sous le bord des côtes souvent en association avec une impression de manque d’air et une pression sur la cage thoracique (ces douleurs style « pression sur la cage thoracique » peuvent être confondues avec les sensations lors d’une dépression). En même temps, surviennent aussi des épisodes de toux tenaces ainsi que des quintes de toux, de fortes dyspnées après efforts somme toute non violents comme la montée d’un escalier (le plus souvent lors de co–infections à chlamydophila pneumoniae ou mycoplasma pneumoniae).

Þ   Douleurs comme des brûlures sur la peau et/ou sensation d’engourdissements, qui surviennent très diffuses sur tout le corps ou ne se situant que sur des parties restreintes et/ ou sensations de démangeaisons cutanées ou de fourmillements sur la peau, sans que celle-ci ne soit modifiée dans son apparence.

Þ   Décharges « électriques » et/ou fasciculations des paupières ou autres endroits corporels (de préférence sur les bras et les jambes). Ces spasmes sont aussi visibles dans la musculature.

Þ   Douleurs violentes et éprouvantes comme des « coups de couteaux » mais qui varient dans leur localisation.

Þ   Coeur qui «s’emballe» comme lors de crises de tachycardie, de préférence la nuit, sans effort préalable, coeur qui « culbute » avec des ressentis très nets et désagréables palpitations.

Þ   Les symptômes neurologiques sont abondants et divers. En partenariat avec de violentes douleurs dans le cadre d’un nerf périphérique et de leur fausse perception (dysesthésies), comme par exemple des ressentis de brûlures peuvent apparaître des tremblements (trémor) d’un bras/d’une main tout comme des paralysies (partielles). Le plus souvent ce sont les muscles de la cuisse qui en sont atteints. Mais apparaît également une symptomatologie d’hémiplégie et d’hémihypaesthésie comme par exemple par un foyer inflammatoire induit par les borrélies dans la moelle cervicale cliniquement comme lors d’une attaque d’apoplexie, une paraparésie (le plus souvent spastique) et dans des cas rares, même des attaques épileptiques qui peuvent être des symptômes d’une infection borrélienne chronique et persistante.

Þ   Les irritations des nerfs crâniens sont nombreuses. Le plus souvent au stade précoce de la maladie l’on remarque une parésie des nerfs faciaux (parésie faciale); dans le stade chronique en revanche plusieurs des douze nerfs crâniens peuvent être simultanément atteints.

Þ   Troubles oculaires. En font partie : douleurs des muscles oculaires lors de mouvements oculaires et légère diplopie (vision double), faiblesse des paupières, trouble de l’accommodation y compris vision crépusculaire, troubles des pupilles (par exemple mydriase paradoxale et ondulatoire lors de lumière directe), de très nombreuses inflammations oculaires avec brûlure aux yeux (conjonctivites) et sécheresse oculaire avec également l’impression d’avoir un corps étranger dans l’oeil mais aussi épisclérite, rétinite et scotome (réduction du champ de vision).

Þ   Trouble de l’ouïe et du labyrinthe comme hypoacousie, bourdonnements d´oreilles (acouphènes), vertiges et troubles de l’équilibre.

Þ   Trouble de l’odorat et du goût, par excitations des nerfs trigéminés, tout comme une sensibilité perturbée du visage avec perceptions erronées (dysesthésies et hyperesthésies) de la peau. Souvent l’excitation de ces nerfs trigéminés, induit en erreur, en laissant évoquer des « douleurs dentaires ».

Þ   Dérèglements neurovégétatifs comme par exemple une impression de température avec très souvent des frissons violents à prédominance nocturne, des transpirations abondantes qui sont également possible le jour, par poussées comme lors de ménopause, idem chez les hommes que les femmes, températures subfébriles, souvent liés à des rythmes diurnes ou mensuels, les après-midi avec impression de « joues en feu » mais sans fièvre avérée, une toute nouvelle intolérance à l’alcool, même avec très peu d’alcool, et les déjà nommés grande fatigue et épuisement.

Þ   Dérèglement des fonctions sexuelles, comme la perte de libido, dérèglement de la menstruation ou de l’érection ainsi que douleurs dans les glandes mammaires.

Þ   Trouble de la fonction urinaire avec des douleurs comme brûlure de la vessie et aux testicules, sans preuve de bactéries dans les urines (« prostatite » sans bactéries), mictions fréquentes (pollakiurie), également la nuit (nycturie), incontinence, douleurs dans l’aine sans preuve organique (surtout après une piqûre de tique dans la région génitale).

Þ   Symptômes gastro-intestinaux: comme douleurs stomacales, flatulences, impression de satiété, dérèglements du transit intestinal (diarrhées et constipation en alternance), perte d’appétit, apparition d’intolérance au lactose ou autre aliments. Très souvent se greffe là-dessus une perte ou prise de poids sans que le régime alimentaire ne soit modifié. L’on constate de même une augmentation des taux hépatiques, sans que soit diagnostiquée une quelconque cause du point de vue de la médecine interne.

Þ   Modification du métabolisme comme acidose (mesurable par cinq analyses d’urine durant la même journée), augmentation récente du taux de cholestérol, dérèglement de la glande thyroïdienne (le plus fréquemment abaissement avec augmentation des taux TSH) et/ou avec développement d’anticorps (par exemple anti TPO=MAG) contre la thyroïde (thyroïdite de Hashimoto). Il apparaît également que les borrélies engendrent une modification des enzymes de sorte que T4 ne puisse plus se métaboliser en T3 actif, mais sous une forme inverse et inactive des T3. Ceci produit, malgré prise d’une thérapie pour la thyroïde et une normalisation des taux de TSH, une clinique avec des symptômes croissants d’un dysfonctionnement de la thyroïde (citation d’après Dr Klinghardt, exposé de Kiel, 09/2008).

Þ   Troubles de la métabolisation de la sérotonine, avec irritations fréquentes, accompagnés pour la première fois au cours de la vie d’attaques de panique, de situations de peur, d’agressivité latente, crises de colère, avec des états navigants entre sautes d’humeur et instabilité émotionnelle.

Þ   Troubles graves et soutenus du sommeil, avec modification de l’architecture du sommeil (endormissements – nuits avec réveils fréquents – sommeil non profond et non réparateur), cauchemars par le défaut de sérotonine, résultat du dysfonctionnement de la métabolisation du tryptophane en sérotonine.

Þ   Principalement chez les enfants: troubles de l’attention et agitation motrice avec comme conséquence des troubles d’apprentissage scolaire (ADSH), troubles du comportement avec retrait de la société, angoisse nouvelle de l’école et agressivité, irritation et comportement querelleur avec frères et soeurs.

Þ   Rarement aussi des modifications psychiatriques graves comme la psychose, instabilité maniacodépressive, comportement obsessionnel compulsif, irritabilité et agressivité jusqu’à la perte de self contrôle.

Þ   Les troubles cognitifs sont en principe décelables chez tous les patients atteints de borréliose chronique, mais à des degrés et des formes différents. Très souvent les patients se plaignent d’une baisse de leur mémoire à court terme, de troubles de la concentration et de distraction accrue. Sont mentionnés de plus en plus des difficultés de planification et d’organisation du quotidien et des pensées abstraites. La difficulté d’apprentissage lors d’ études scolaires mais également lors de mise à niveau dans une activité professionnelle est accrue ainsi que celle de la réceptivité d’une «nouveauté» dans la vie quotidienne Les plaintes concernent aussi des problèmes de lecture, calcul, écriture (inversion de lettres comme par exemple en écrivant à l’ordinateur), lors de conversation par perte de vocabulaire mais aussi lors de la pensée «brouillard cérébral». Un sentiment d’être toujours «à côté de ses baskets».  Dans de très rares cas, apparaît même le signe clinique d’un psychosyndrome organique sous la dénomination de «pseudo démence» avec des troubles d’orientation et de fortes pertes de mémoire mais aussi des obsessions et des hallucinations.

Þ   Une altération typique, mais rare, qui ne se prouve que chez 2% de tous les patients atteints de borréliose chronique et du le stade 3, l’acrodermatite atrophiante chronique (ACA), qui le plus souvent ne se manifeste qu’à une seule extrémité en forme de peau en « papier à cigarettes». L’ACA au stade 1 et 2 est quant à elle beaucoup plus fréquente et va de pair avec des gonflements de l’épiderme et une coloration bleue-rouge. On observe fréquemment une peau marbrée (le plus souvent en combinaison d’extrémités froides).

Þ     ‣Moins fréquente est une maladie de la peau comme par exemple la Morphée (appelée sclérodermie en plaques ou circonscrite) qui par son histologie peut être prouvée chez certains patients comme conséquence d’une infection borrélienne. Chez 30 % des patients ont été aussi retrouvés des anticorps de Borrelia burgdorferi.

Þ    L’érythème migrant (EM) ou aussi erythema chronicum migrans (ECM), s’il subsiste plus de 4 semaines, fut au départ déjà reconnu comme un aspect typique cutané d’une infection à borrélies. Cependant il est moins connu, semble-t-il, que ceux-ci peuvent se former multiformément, donc sur différents endroits corporels simultanément et qu’ils peuvent, au cours de l’infection, toujours récidiver. Ceci arrive la plupart du temps durant une antibiothérapie (ce qui veut dire à l’inverse, que chaque EM reconnu ne signifie pas un symptôme de borréliose précoce ; mais peut représenter une réactivation dans le cadre d’une infection déjà bien existante).

Þ   En outre, il est souvent mentionné des modifications des phonères comme par ex. la perte légère de cheveux (le plus souvent chez les femmes) ainsi que des modifications de repousse des ongles avec cassure et formation de stries.

Þ   Etonnant, bien que non spécifique à la maladie, les anesthésies et les vaccinations sont nettement moins bien supportées par les patients atteints de borréliose. La vaccination contre l’encéphalite à tiques semble occasionner des poussées chez les personnes infectées par borrélia. Mais également d’autres infections bactériennes, tout comme celles de genèse virale, peuvent être responsables de ces poussées d’une borréliose persistante et chronique.